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13 janvier 2006

Houellebecq : le devoir d'être abject, 2ème partie

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Houellebecq, le politique
Dans un texte de toute première catégorie, Sortir du XXème siècle ?[17], Michel Houellebecq écrit la chose suivante : « La littérature ne sert à rien. Si elle servait à quelque chose, la racaille gauchiste qui a monopolisé le débat intellectuel tout au long du XXe siècle n'aurait même pas pu exister. Ce siècle, bien heureusement, vient de s'achever; c'est le moment de revenir une dernière fois (on peut du moins l'espérer) sur les méfaits des « intellectuels de gauche », et le mieux est sans doute d'évoquer Les Possédés, publié en 1872, où leur idéologie est déjà intégralement exposée, où ses méfaits et ses crimes sont déjà clairement annoncés à travers la scène du meurtre de Chatov. Or, en quoi les intuitions de Dostoïevski ont-elles influencé le mouvement historique ? Absolument en rien. Marxistes, existentialistes, anarchistes et gauchistes de toutes espèces ont pu prospérer et infecter le monde connu exactement comme si Dostoïevski n'avait jamais écrit une ligne. Ont-ils au moins apporté une idée, une pensée neuve par rapport à leurs prédécesseurs du roman ? Pas la moindre. Siècle nul, qui n'a rien inventé. Avec cela, pompeux à l'extrême. Aimant à poser avec gravité les questions les plus sottes, du genre : « Peut-on écrire de la poésie après Auschwitz ? » ; continuant jusqu'à son dernier souffle à se projeter dans des « horizons indépassables » (après le marxisme, le marché), alors que Comte, bien avant Popper, soulignait déjà non seulement la stupidité des historicismes, mais leur immoralité foncière. »
Comme Dantec, Houellebecq ne retient des années 70, qu’un vilain souvenir, vomissant cette pensée de gôche, intelligentsia précaire aux fausses valeurs. Cette gôche à vomir, gôche caviar, incarnée par l’icône Mitterrand, grand homme politique qui fit entrer la gôche à l’Elysée en 1981, puis la droite en 1984. Valeurs périmées aussi vite que cueillies de l’arbre, cette gôche mitterrandiste qui sut, avec quel brio, trahir tous ses partisans, préparant, oh ! ironie, avec quel talent subtil, l’entrée en grandes pompes, du grand capital dans notre belle France moderne des années 80, l’entrée par ricochet de l’aliénation de l’individu à la machine économique ; gôche, parti le plus bête du monde, qui ne sut faire autrement que travailler contre son propre camp en préparant de façon irréversible, une très belle extension du domaine de la lutte pour tous les travailleurs, les futurs diplômés, les générations à venir, générations Mitterrand qui furent trahies !
Michel Houellebecq a évidemment raison de vouloir faire la guerre à ces histrions de fortune, ces intellectuels hallucinés qui avaient la haute prétention, cette méprisable vanité de remettre à zéro les compteurs de l’histoire ; il s’agit donc de faire le procès de ces intellectuels de gôche, vite, avant que tous les ouvriers de France, tous les employés, tous ces gens d’ « en bas » comme certains disaient benoîtement, désespèrent des valeurs sociales-démocrates, et se mettent à voter pour des ultra-libéraux, voire pis, des fascistes populistes de tout horizon.

Par l’incipit de ce texte magnifique, Houellebecq ne fait que stigmatiser le fait qu’il appartient à une génération qui fut marquée profondément par le vocabulaire creux et pompeux du marxisme, dénonçant avec justesse combien tout ce qui prétend libérer l’individu l’aliène au contraire. Grand Héraut de notre médiocrité moderne, Houellebecq dénonce le schéma du modèle privé : toutes ces relations humaines non rentables que la société de consommation balaye sous le tapis ; il brasse des thèmes complexes et dérangeants tels, la solitude, la frustration comme principe constitutif de nos personnalités fin de siècle, la lutte à mort pour la satisfaction de nos désirs consuméristes, dans un univers où la logique libérale organise tout, du travail à la sexualité, rien n’échappant aux « eaux glacés du calcul égoïste ». Un Houellebecq certes controversé. Un Houellebecq qui ne demeure pas figé dans ses idées. Probablement même, un Houellebecq qui parle à une génération « désenchantée » : les 30-45 ans. Il est à noter que son premier roman est encore très marqué extrême gauche. Une marque de fabrique qui ne se trahit tout de même pas par son examen sensé et critique de la « libération sexuelle » en tant que moteur de toute relation entre individus,  dans sa vision très « hobbesienne » ou très « darwinienne » de notre société « postmoderne ». 

Houellebecq, l’écrivain postmoderne
Et puisque je cite ce concept clé de ces dix dernières années : le « postmoderne »,  posons-nous une question : ne faudrait-il pas précisément aborder son nouveau roman, ainsi que toute son œuvre, avec cette idée en tête : Houellebecq est le chef de file d’une littérature « postmoderne » ? En effet ! Il est également un écrivain qui écrit contre le vice, le nihilisme, et l’immoralisme rampant qui agitent notre époque, s’installant insidieusement. Ecrivain « postmoderne » car il n’assassine pas la forme du roman, il ne vilipende pas les techniques du roman. L’essence du roman est éteinte depuis Nathalie Sarraute[18] et le nouveau roman qui lui firent la peau. Houellebecq est le plus important écrivain de son temps, car il a saisit tous les signes, les enjeux de la postmodernité dans laquelle nous nous engouffrons tête baissée. La définition de « postmoderne » que j'emploie est celle d'une notion valable pour quelques millions d'occidentaux pour qui la vie est rapide, rationnelle, efficace, propre, désenchantée et magique ; pour qui la modernité est assumée et existentielle et non vécue sur le mode de l'imposition d'un quotidien technique et instrumental. La prolifération des « post », « néo », « high tech » révèle ce sentiment d'une modernité assumée et vécue au second degré. Est post-moderne donc ce qui permet le retour du passé sur le mode de l'instable, du changement et du progrès propre au modernisme ; le retour du passé n'étant pas pour autant retour au passé. Et même s'il existe plusieurs acceptions de ce concept, bien sûr, c’est l’acception  philosophique que je retiens, celle qu'emploie Jean-François Lyotard dans La condition postmoderne[19].

Et je le redis : Michel Houellebecq est le plus grand écrivain « postmoderne » de ce siècle naissant, - aux côtés de Maurice G. Dantec. A eux deux, ils sont les écrivains les plus pénétrants, les plus incisifs lorsqu’ils décrivent notre époque contemporaine et sa décadence. Ils réforment les codes en vigueur, ils transforment à leur manière la littérature : Houellebecq en vidant la langue française de toute fioriture stylistique et inutile, et en réinventant le roman journalistique selon Zola, en l’innovant, faisant de ses romans de véritables dynamites littéraires à thèses multiples. Soit ! « Il fait tâche ! » Mais auprès de qui ? Des professeurs de lettres moribonds ? Des censeurs de la pensée correcte ? Des chiens de guerre toujours alléchés par le scandale et la chair fraîche ? Ne serait-ce pas finalement une formule qui cache une réelle incompréhension du sillage dans lequel s'est à présent inscrit la littérature française, trop souvent au point mort, enfermée dans les clichés et le « psy-cul », vilaines histoires de fesses, telles celles de Catherine Millet, Virginie Despentes et consoeurs, inventant une littérature féminine et féministe, en réponse à la littérature machiste masculine, mais qui n'est en fait qu'une vague imitation décadente, quand ce n'est pas la prose sordide d'une Christine Angot singeant maladroitement le style de Duras, et nous racontant ses cunnilingus échangés avec une lesbienne ou ses aventures ordinaires d'une décérébrée ordinaire et platement banale ?
Un roman de Houellebecq paraît, si on ne s'y approche pas de plus près, écrit systématiquement sur le même thème. Les personnages sont stéréotypés, les situations presque caricaturales. Tous les caractères de l'œuvre houellebecquienne paraissent englués dans un réel sordide. Les romans sont des narrations de faits, de scènes dénuées de toute fiction. L'histoire, l'intrigue, le nœud même qui caractérisait le roman jusque là semble évacué au profit d'une peinture  sociologique d'une complaisance exacerbée. Et ce réalisme attaché à la plume de Michel Houellebecq semble rejeter dans les termes mêmes de la conséquence du choix de peindre le réel avec une fidélité que seul Balzac connaissait, une façon de rejeter définitivement l'art. Lire et apprécier Houellebecq, c'est accepter que l'art du roman, - si son âme est encore parmi nous ! -, n'est plus la réinvention même du réel, mais la mimésis la plus parfaite. Une sorte de traduction du monde tel qu'il est, ou  prétendu telle...
Houellebecq transfigure le banal, dénonce la haine ordinaire, le racisme rampant, celui qui est véhiculé par une pensée molle, celle de l’homme du ressentiment pour le reprendre la formule nietzschéenne. Michel Houellebecq dispose de cette distance, cette acuité sévère qui lui permet de rationaliser les comportements ou des sentiments ressentis par le nombre sur le mode du « vécu ». Michel Houellebecq est le diaporama d’un malaise « civilisationnel », d’une dépression généralisée. Il est comme la chouette de minerve de Hegel qui prend son envol à la tombée de la nuit. Son regard se fait synthèse d’une catastrophe générale, témoin des catacombes de l’Occident, fin d’un empire économique, technique et philosophique.
 
Houellebecq, le visionnaire
Dans l’hystérie collective qui entoure la « sulfureuse » parution d’un nouveau roman de Michel Houellebecq, tout et n’importe quoi est dit : « infâme écrivain », « politiquement incorrect », « misogyne », « raciste », « petit bonhomme animé par la vengeance et la haine du genre humain ». Bref, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on y voit finalement assez peu clair. Devrait-on dire de Houellebecq ce que Malraux disait de Céline ? « Grand écrivain, mais pauvre type » ? Dans le même registre, faudrait-il, comme certains le firent avec Céline, distinguer l’œuvre de l’artiste ?
La question qu’il faudrait avant tout se poser est la suivante : qu’est-ce qui fait courir, et surtout parler Houellebecq ? Lucidité ? Cynisme ? Désespoir ? Haine ?
Quand après avoir écrit un roman[20] dénonçant ce qu’il appelle la « bêtise » d’une religion, précisément l’islam, sa dangerosité sur le plan politique et idéologique, et qu’il réitère en personne répondant à la revue Lire : « (La) religion la plus con, c’est quand même l’islam. Quand on lit le coran, on est effondré[21]… ! » On a l’impression que tout est clair !
Oui ! Cela semble clair ! A certains moments, c’est probablement la haine qui le fait parler… Oui ! C’est en effet possible ! Il est probable qu’avec Houellebecq, nous sommes bien dans la vengeance, comme le prétend Patricola[22]. Reste que l’islam se doit encore d’en passer, à l’instar de son aîné le christianisme, par son « siècle des lumières ». Il n’en demeure pas moins non plus qu’un certain islam, dans la confusion des débats, se présente, avec ses controverses autour du voile, les attentats meurtriers perpétrés par des minorités intégristes qui prônent un islam idéologisé, comme un islam politique  qui mène en fait un combat contre la République et contre la démocratie, ne faisant que très peu cas de la vie humaine. 
Michel Houellebecq serait alors cet « iconoclaste de la République des lettres »[23] dont parle Patricola, que cela ne changerait pas grand-chose au côté visionnaire de son œuvre, à sa grande lucidité et son acuité en matière d’observation de notre monde contemporain. Les attentats du 11 septembre 2001, de Bali en 2002, et récemment de Londres montrent bien que certaines « interprétations » de l’islam font problème… que la lucidité de l’écrivain est une sorte de fil directeur à sa sulfureuse plume.

Houellebecq, le misanthrope
Sans jamais se laisser aller au moindre psychologisme, Houellebecq fonde ses romans sur le moule anglo-saxons, notamment celui de Bret Easton Ellis. Il dénonce la cruauté ou la méchanceté qui courent depuis le début de l’humanité. Dès l’enfance, on a le sentiment que l’homme est « programmé » pour faire souffrir ses congénères. Cette vision très hobbesienne l’amène à introduire dans ses romans des descriptions crues, sans nuances qui nous montrent combien en Occident, si l’on n’y prenait pas garde, en observant simplement nos contemporaines, en analysant l’histoire et sa violence accoucheuse du progrès tel que l’écrivait Karl Marx, on glisserait progressivement vers une sorte de misanthropie crasse.
Emplis de compassion pour les multiples victimes qui jalonnent ses œuvres, nous acceptons alors volontiers de suivre Houellebecq sur chemin vers lequel il nous entraîne, le seul qui soit encore un chemin d’espoir pour nous tirer de la « barbarie » si on en croit l’auteur : celui de l’eugénisme. Ca n’est pas une « solution finale ». Pas un « eugénisme fasciste ». C’est un projet scientifique qui permettrait l’invention et non la sélection. Inventer une espèce humaine qui serait enfin délivrée du désir sexuel et de la mort[24].  
Une idée novatrice qui se trouve reprise et continuée par le nouveau roman de Michel Houellebecq, La possibilité d’une île[25].
Dans Les particules élémentaires[26], Michel, le scientifique, imaginait une espèce asexuée et immortelle. Dans ce nouveau roman, l’idée de l’immortalité est reprise. Le personnage principal, Daniel1, qui est par ailleurs un artiste célèbre pour ses sketches comico-haineux, - un de ces personnages houellebecquiens englués dans une vision du monde cynique et décalée, qui admet que ses sketches véhiculent bien la haine raciale et la haine de son prochain, car, quand on fait rire, on vous donne le droit d'être abject-  couche sa vie sur le papier afin que ses futurs clones puissent en prendre connaissance et ainsi éviter de nombreuses erreurs. Houellebecq ose ainsi aborder avec beaucoup de discernement le sujet si controversé du clonage. Bienvenu dans l’ère du « post-humain ». Ce que Daniel25 dans le dernier roman de Houellebecq, appelle le « néo-humain ».
Voilà donc la grande novation houellebecquienne, à peine tentée si l’on peu dire par l’avant-dernier, Plateforme[27] : l’anticipation. Des « néo-humains » en quête d’immortalité. Evidemment ! Le désir d’éternité ! Qui n’en a jamais rêvé ? Plus que jamais notre société consumériste, individualiste, nihiliste, athée, incapable de se penser dans la pérennité du groupe, pose cette alternative comme salvatrice. L’éternité comme dernier espoir d’accès au bonheur ?

On connaît la fameuse « quête » du bonheur en laquelle Houellebecq ne croit pas[28], ou ne croit plus, lui qui, par ce livre, se pose une autre question fondamentale, celle du sens de la vie ? Heidegger avait, jadis, en son temps, repris la vieille question antique : « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Une question fondant toute la recherche du sens. Un sens que la secte des Elohims bien évidemment se pose, et pose dans ce roman.

L’intérêt de citer cette rencontre entre le narrateur et le prophète des Elohims pour Houellebecq reste bien entendu de souligner les limites de la science, de la technique et surtout des religions. Religions qui, dans ce roman, sont réduites à de vulgaires phénomènes de pure consommation.
Mais la vie éternelle est-elle seulement une possibilité envisageable ?  Et aurait-elle pour autant un sens ? Simone de Beauvoir dans Les hommes sont tous mortels[29] en dénonçait déjà la supercherie. L’homme ne mérite pas un tel destin ! Car c’est le destin le plus funeste qui soit !
Quand à Houellebecq, s’il ne montre plus beaucoup de compassion pour ses « frères » humains, il continue tout de même de les créditer d’une faculté qui leur confère toute leur dignité : l’émotion. Faculté que la vie éternelle leur ôterait définitivement :

« Je compris également que l’ironie, le comique, l’humour devaient mourir, car le monde à venir était le monde du bonheur, et ils n’y auraient plus aucune place[30]. »

L’émotion, serait donc la rançon à payer pour obtenir le bonheur ? Et Houellebecq en écrivain désespéré au sens grec du terme règle la question sans illusion.
L’homme aussi évolué qu’il soit, scientifiquement, techniquement, culturellement, resterait quoi qu’il prétende, une bête, un infrahumain, un post-humain dont les sentiments auraient disparu, et ne seraient pas plus heureux qu’autrefois. L’homme ainsi ne mériterait donc pas la vie éternelle, car il ne sait que produire violence et souffrance sur ses propres frères ; en bref, un homo sapiens à peine plus évolué que ses congénères, qui est pour lui-même le plus nuisible des êtres vivants.
Houellebecq, à l’image de ses héros, ressent le mal de vivre. Un mal de vivre sûrement inspiré de la décadence, du nihilisme contemporain, du délitement de la morale. « Elle avait raison : je suis un tout petit enfant infirme, très malade, et qui ne peut pas vivre. Je ne peux pas assumer la brutalité du monde ; je n’y arrive tout simplement pas[31]. »
Pour survivre, rester vivant en ce monde qu’il juge derrière Schopenhauer, n’être qu’« une souffrance déployée »[32], Houellebecq n’a qu’une seule parade, qu’une seule carte : la poésie. Il est peut-être même l’un de nos derniers poètes. Mais grâce à elle, grâce à la poésie, il peut « survivre ». Survivre par l’écriture. Une écriture qui lui permet, - et nous permet- de ressentir quelques moments d’infini.
Houellebecq a donc compris la leçon : il ne doit pas mourir. Il doit tenir bon ! Car, « un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant »[33]



Cet article a été publié pour la première fois dans Le Journal de la culture, n°17, nov-déc. 2005


 



 

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[17] Lanzarote et autres textes, Librio, 2002.
[18] Marc Alpozzo, Y a-t-il un avenir du roman ? A propos de Nathalie Sarraute, Lekti-ecriture, 29 mars 2005 : http://www.lekti-ecriture.com/contrefeux/article.php3?id_article=135
[19] Jean-François Lyotard, La condition postmoderne, Rapport sur le savoir, Les éditions de Minuit.
[20] Plateforme, Flammarion, 2001.
[21]  Lire, n°298, septembre 2001, p.31.
[22] Jean-François Patricola, Michel Houellebecq ou la provocation permanente, Ecriture, 2005.
[23] Jean-François Patricola, ibid, p.64.
[24]  Michel Houellebecq, Les particules élémentaires, Flammarion, 1999.
[25]  Fayard, 2005.
[26]  Opus. cité
[27] Flammarion, 2001.
[28] « N’ayez pas peur du bonheur, il n’existe pas », « Survivre » in Rester vivant et autres textes, Librio, 1999.
[29]  Folio Gallimard
[30] La possibilité d’une île, Fayard, 2005
[31] La possibilité d’une île, Fayard, 2005
[32] « D’abord, la souffrance », in Rester vivant et autres textes, Librio, 1999.
[33] « Survivre », in Rester vivant et autres textes, Librio, 1999.


 

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