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19 janvier 2008
J’ai vu Dantec tomber comme l’éclair : à propos de Grande Jonction

« Le monde lui donna raison. Et l'emporta dans la tombe par la même occasion. »
Maurice G. Dantec, Grande jonction
Le précédent roman de Maurice G. Dantec paraît en livre de poche. J’en profite pour publier, dans ces pages, les notes prises lors d’une laborieuse mais constructive lecture de ce Grande jonction, qui, faute de changer la nouvelle donne avec le précédent, Cosmos incorporated, est venu, il me semble, l’empirer.
Petit mise au point qui pourrait se vouloir préliminaire : Maurice G. Dantec avec ce nouvel ouvrage est revenu au roman. Celui qu’il avait eu montre de délaisser avec la dernière partie du somptueux Villa vortex, hélas ratée, et le très indigeste Cosmos incorporated, si l’on tentait, par je ne saurais quel tour de force, de considérer ce magma informe, cette irradiation techno-mystique comme une fiction.
Maurice G. Dantec : écrivain rock, écrivain culte, cyber-auteur, romancier de destruction massive, fou délirant, chrétien déviant, punk-anarcho-réactionnaire. Tous les sobriquets semblent bons pour étiqueter une plume de toute première catégorie. Tout semble faire mouche pour cataloguer un écrivain qui, à la mesure de ses maîtres, Duns Scott, Saint Thomas d’Aquin, Frédéric Nietzsche, Ernest Hello, Joseph de Maistre, Léon Bloy, pense, et dialectise avec le monde et ses éléments.
En 1993, il avait publié La sirène rouge, en 1996, Les racines du mal, en 2000, Le théâtre des opérations, 2003, Villa vortex. Et Dantec s’est mis à être de plus en plus seul. Cette solitude, il la doit à une exigence de fer, et des textes de plus en plus hermétiques, opaques, et trop souvent, il me faut bien le dire : creux.
A lire ce roman de 775 pages, on ne peut se dire qu’une seule chose : que nous sommes arrivés à un terme ;
la fin d’un cycle. La conclusion presque liquidée d’une partie qui semble, d’ors et déjà, perdue. Et dans le maelström d’une écriture bouillonnante, christique, infernale, on retrouve toute la logorrhée pompière et parfois pompeuse d’un écrivain qui n’accepte plus le seul jeu du récit, récit romanesque, débordant souvent, bien trop souvent, dans le méta-récit, sur une réflexion à rebours dans le cœur même des textes des pères de l’église. Le souffle y est. L’œuvre est transcendée. Hallucinée. Et puis disjonctée. Gâtée. Décoiffée. C’est en 1996, j’atteste, j’y étais, que les lecteurs subissent pour la première fois la nausée. Cette nausée, c’est la nausée des guerres, des kilos et kilos de tripes, des morceaux de viande humaine qui partent en fumée. C’est la nausée des camps de la mort. C’est la nausée des meurtres en série, et des sociétés post-industrielles. Cette nausée, nous en vivons les derniers assauts avec Grande jonction, nous en vivons les assauts avec stupeur, et jusqu’à l’évanouissement.
C’est vrai qu’il n’est plus très facile aujourd’hui d’écrire de la littérature. Sa mort annoncée au commencement du vingtième siècle avec L.-F. Céline, interdit à tout écrivain désormais de concilier le roman avec le destin du monde. Le vrai est le tout, disait Hegel. Il semble que dans les décombres d’un siècle qui s’annonce, le tout soit le vrai : tout comme tout et n’importe quoi. Dantec a compris, depuis bien longtemps, ce signe des temps. Grande jonction, comme le précédent, est cette tentative de remède portée contre la gangrène littéraire. Le vide, presque abyssal, qui inonde les devantures de librairie, ces galeries mortifères, cette agitation signe abscons des bruits et des fureurs des rentrées littéraires, il semble que Dantec cherche à en dynamiter l’essence, perdue au fond même de son existence, par une prose traversée de fulgurances et de néant. Et pourtant Dantec est mort. A l’effigie du dernier vide creusé.
Suite à une lecture effrénée de Nietzsche, qui prétendrait que cela sonne comme paradoxale, il suffit de relire le philologue allemand pour comprendre combien il était aliéné au message du Christ, Dantec s’est tourné vers la lumière du christianisme. Et Dantec s’est éteint à ce moment-là. Car Dantec ne peut pas être ce premier nouvel homme. Il peut bien disserter derrière Duns Scott, voir par exemple les pages 353-355. Il a tout à fait le droit d’essayer d’en découdre avec le conflit entre l’Un et le Multiple. Je le dis solennellement ici, le vide de notre postmodernité, il le remplit, ou plutôt il l’aggrave, par son propre vide suprême. Dantec ne peut être que cet homme d’après Dieu.
La fin du Grand Ecrivain est concomitante avec la fin de la Grande littérature. Sa fin tragique appelle à des « recommencements » nauséabonds. L’écrivain dans ce pays ne peut plus écrire de la littérature. L’esprit romanesque n’a plus ce pouvoir ni cette force. Il nous faut donc biaiser. Explorer de nouveaux chemins. Sombrer dans de nouveaux abysses. Exploiter des formes transgressives. Les formes des « sous-genres ». En ce sens, Dantec a compris. Le polar technologique et le roman de Science-fiction sont le matériau propre à sa prose-monde. S’il était mort avec Villa vortex, on n’aurait pu seulement parler de l’implacable génie d’un écrivain qui avait arraché à son ombre, le Grand hiver d’un monde qui a peur du mal irréversible qu’il a lui-même fabriqué et qui l’engloutit progressivement dans un néant inéluctable.
Car, bien sûr, de polar ou de SF, il n’y a que prétexte. Et Grande jonction est ce prétexte. Le travail de Dantec est un travail sur le logos, le langage, langage des machines, et l’être. Dieu. Dieu-homme. Dieu-machine. Machines-dieux. Le langage des machines ce sont les nombres. La bête est un nombre. Mais Dieu n’est pas un nombre. Ce sera tout le combat donc de Dieu et de la bête. Le Mal est au centre des machines. A moins qu’il ne soit au centre de l’« empire humain ». Empire qui sombre au sein d’un nouvel empire : celui des machines. Grande jonction est donc ce moment de jonction entre le chemin vers Dieu, et l’arraisonnement de l’empire humain par l’antéchrist. Avec au centre : le verbe. Au commencement était le verbe. Donc la Raison.
Et c’est là où, par ce long chemin quelque peu métaphorique, je souhaitais en venir. Le verbe, cette incarnation incandescente, au centre même de la prose de Dantec, atténue, atomise le style. Les qualités romanesques de ce roman-monstre déclinent à mesure qu’un épais brouillard de dialectique métaphysico-mystique s’empare de la narration qui, au fil de la plume de l’écrivain, semble se faire prétexte. Prétexte d’un roman pour continuer ce qui fut commencé avec le précédent : la conversion christique de Dantec. Le monde qu’il nous décrit, paysages d’apocalypse et de désolation, est un monde saisissant, réaliste, qu’on aurait tort de rejeter dans l’abstraction. C'est le notre. Les métamorphoses du langage, et les lumières théologiques sont la force même du récit qui est justement le grand travail de déconstruction de ce monde où la dépravation d’une époque se mêle au temps de la fin. Gunther Anders en a magnifiquement parlé dans un petit ouvrage intitulé justement : Le temps de la fin. Imprégné de la lecture de Anders, Deleuze, Adorno, Steiner, la réflexion de Dantec est une méta-critique ontologique de la machinerie et de la fin de l’homme. Je vous renvoie à mon texte sur Cosmos incorporated. Grande jonction continue d’explorer le monde des machines. La problématique de l’Un. La question du corps et de l’âme. De l’individu et de l’infini. Du verbe et de l’être. De l’être comme verbe.
Cela suffit-il a faire d’un roman un grand roman ? La question ne trouvera aucune réponse dogmatique. Il n’existe guère de réponse unique. Mais autant de réponse que de romans de ce genre. Dantec ne s’intéresse plus au roman ; il s’intéresse à la pensée. Et parce qu’il s’intéresse à la pensée, il délaisse le roman. Et par-là, le roman qui se voulait une lecture de la Sainte-Trinité est un échec. Il est là, pathétique, à tourbillonner entre le bien et le mal. Son encre bouillonne. Il cherche les hauteurs vertigineuses. Se trouve un souci des détails lorsqu’il décrit notre monde dans son délire science fictionnelle comme prétexte à la lecture au microscope électronique du monde-machine dans lequel nous vivons désormais. Il réinvente le terrorisme « électronique » dans des assonances nouvelles. Mais sa langue est en déperdition. Il n’y a pas de grandeur. Les digressions, nombreuses, cassent trop souvent le rythme du texte. Et on perd l’intérêt romanesque quand on ne se perd pas tout court…
Nous sommes envahis, rongés par cette vocation gangreneuse, littéralement meurtrière du génie romanesque de l’auteur. A peine crevée, la fragile écorce du récit s’échoue dans un ouvrage hybride, somptueux et chaotique, vertigineusement éloquente, et faute d'une maturité achevée sûrement sur le plan philosophique et théologique, abyssalement déroutante car, trop souvent creuse.
Dantec est mort comme il avait commencé, scellé dans un grand destin littéraire de la post-littérature. Nous avançons à présent dans le vide. Car il n’est pas facile de suivre les traces de l’auteur. Marche-t-il trop vite ? S’égare-t-il pour mieux se retrouver ? Dantec se perd dans la glose. Et sa littérature qui veut appréhender par sa pensée dialectique le destin du monde, s’égare dans son propre destin brisé.
A propos de Cosmos incorporated :
Mega-machine(s) 1ère partie
Mega-Machine(s) 2ème partie
00:15 Publié dans Ecrivains , Horreurs de l'histoire , La fin des idoles , Littérature , Philosopher à coups de marteau , Politique , Punk , Réflexions post-métaphysiques , Rock , Science , Société | Lien permanent | Envoyer cette note
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Commentaires
Ce que Dantec narre dans Villa Vortex ("récit ésotérique de sa conversion au christianisme"), c’est sa propre mort. Le prologue le dit en toutes lettres je-suis-mort. C'est ce qu'il faut retirer de ce remake inabouti des Racines du mal. Il a sûrement raison en déclarant qu’un génie est incompris, en premier lieu par ses contemporains; il se trompe lourdement lorsqu’il pense qu’être incompréhensible rend génial. Dantec a été l’un des derniers soubresauts de la littérature française; comme elle, il n’aura pas vu le XXIe siècle.
Ecrit par : skam | 19 janvier 2008
La fin de votre commentaire est absolument exact, hélas pour Dantec qui s'enfonce plus et plus dans sa paranoïa et son narcissisme esthétiques et philosophiques irréversibles. Il faudrait également qu'il se calme sur les plateaux de télé où il devient de plus en plus imbuvable et même ridicule. Je ne vois plus l'intérêt pour ses fans de le suivre. Je crois d'ailleurs que les démissions se font en masse... Nous avons assisté là, ces dernières années, à l'extinction d'une étoile !
Ecrit par : Marc Alpozzo | 19 janvier 2008
Ridicule est un euphémisme. Il avait le bon programme "politique", mais n’a jamais su le réaliser concrètement. Il va être intéressant de voir ce qui se passera en aval de son oeuvre (synthétique, sans être novatrice, mainstream, tout en étant en marge de l’habituelle production littéraire made in France). Avec un peu de chance, sa lecture a dû réveiller/électrocuter deux trois consciences, deux trois jeunes talents littéraires pour lesquels il est humainement possible d’apprécier tout autant PKD, Ellroy et Proust. Sinon, ce qui restera de tout ça, de ce coup d’épée dans l’eau, c’est de la matière brute pour les films de Kassovitz.
Ecrit par : skam | 19 janvier 2008
Une chose est sûre : MGD a été un électrochoc pour notre génération. Son RdM en 1996 a véritablement marqué un tournant dans l'univers du polar. Et c'était, sur le plan purement politique, assez marginal d'être un écrivain de droite dans ce microcosme -qui plus est à la SN !) Les pbtiques développées depuis sont justes, et intéressantes. MGD c'est tout de même, et quoi qu'on dise, une culture impressionnante. Tout ça sans compter son engagement politique à contre-courant, qu'il n'hésite plus à coucher sur le papier, qui vient dynamiter le "politiquement correct" dans le monde germano-pratin. Il y a bcp de matière chez lui. Ce que je lui reproche, et cela se ressent désormais dans toute sa dernière production, c'est de se prendre pour une sorte de Zarathoustra du XXIème, immigré dans son QG au Québec... Au départ, 2000, c'était non seulement drôle, mais stimulant intellectuellement. Et le TdO était une excellente missive... Aujourd'hui, cette posture, devenue plus adulescente qu'autre chose, confine d'autant plus au ridicule que sa phrase devient verbeuse, que ses prestations manquent leur cible par absence d'humilité, et je ne parle même pas de ses prestations scéniques lorsqu'il débarque à la Cigale une fois l'an, avec une hordes d'aliénés-mentaux, où l'on y voit l'absence de la plus petite parcelle d'intelligence se dérouler devant ses yeux dans une hystérie tragi-comique. Ce manque cruel de réalisme lui fait perdre tout crédit...
Reste en effet, dès lors, le matériau brut pour de petits génies dans le style Kassovitz...
Ecrit par : Marc Alpozzo | 19 janvier 2008
Curieux article. D'abord, il arrive bien tard, et ne fait que reprendre plus ou moins ce que j'écrivais, certes plus calmement, en novembre 2006 (http://findepartie.hautetfort.com/archive/2006/11/02/grande-jonction-de-maurice-g-dantec-shoot-them-up.html) à propos de Grande Jonction, et dès fin 2005 à propos de Cosmos Incorporated (http://findepartie.hautetfort.com/archive/2005/12/06/cosmos-incorporated-de-maurice-g-dantec-the-novel-that-explo.html), sans parler de mon article sur un certain étrécissement du monde dantécien paru dans Les Infréquentables.
Ensuite, tu adresses de longs reproches au livre, sans jamais t'attaquer directement au texte. Pas d'exemples précis, pas d'analyse...
Enfin, tu cites ton texte sur Cosmos Inc. paru dans la Presse littéraire, sans rappeler que tu y défendais Dantec contre ses médiocres contempteurs, accordant au roman une "profonde originalité", "aux multiples perspectives philosophiques et théologiques", "transporté par un souffle et un style qui essayent de renouveler le genre de la SF"... J'ai donc du mal à te suivre, Marc !
Ecrit par : Transhumain | 23 janvier 2008
Salut transhu, ce post ne se veut pas une analyse mais un synthèse des quelques notes prises lors d'une lecture l'an passé. Il ne me semble pas revenir véritablement sur les idées développées dans mon article dans la PL, mais trouver ici, quelles sont, à mes yeux, les failles de l'aventure littéraire menée par Dantec. Il faut bien reconnaître qu'au-delà des nombreuses trouvailles, des idées développées dans le CI, sur le plan purement romanesque nous sommes face à un maleström difficilement digeste, tout comme la dernière partie de VV. On peut être d'accord avec les idées de Dantec et être en désaccord avec sa manière de concevoir le roman. Or, je lis dans tes commentaires que tu avais écris des choses semblables ailleurs. Apparemment donc, nous ne sommes pas en complètement en désaccord. Que Dantec demeure un des auteurs les plus intéressants en ce moment, cela n'est en rien contrdictoire avec le fait qu'il me semble qu'il se fourvoit dans la continuité de son oeuvre, et qu'il devrait revenir à des romans plus romanesques et moins traversés de "flash" visonnaires ou qui se veulent tels, ou de réflexions plus compliquées que complexes. Mais il me semblait que mon post tentait de balayer une vision de l'oeuvre de Dantec qui dépassait la simple analyse littéraire de GJ. Je parlais là, essentiellement, de Dantec écrivain.
Ecrit par : Marc Alpozzo | 23 janvier 2008
Ou, oui, je partage assez la sévérité de ton analyse, simplement tu donnes quand même l'impression d'être passé d'une défense farouche (avec Cosmos Inc.) à une destruction en règle, sans transition, alors que Grande Jonction, à mon sens, ne fait que confirmer une tendance amorcée depuis la dernière partie de Villa Vortex, et surtout Cosmos Inc., et confirmée par les deux longs textes d'Artefact, dont je ne sauve que l'excellente nouvelle qui donne son titre au recueil.
Je ne crois pas qu'il lui faille abandonner ses "flashes visionnaires". Artefact, la nouvelle, est certes un peu trop complexe pour de non-théologiens comme nous, mais le sens et la beauté de cette mise en abyme de son travail d'écrivain ne m'ont pas échappés.
Par ailleurs, je ne comprends pas ta distinction entre l'oeuvre et l'écrivain.
Ecrit par : Transhumain | 24 janvier 2008
La transition s'est faite lors de ma longue année d'absence de la toile, alors que je sévissais dans d'autres contrées. Certes, je combattais ailleurs, mais je conservais un regard critique sur la production littéraire, sans lâcher le moins du monde Dantec, que je continue de considèrer comme un grand écrivain. Inutile de dire que tout ce qui a été dit dans mon article, je le maintiens. Mais, puisque nous tombons d'accord, sur ce qui a été dit plus haut cela me donnera l'occasion de faire court : dès la dernière partie de VV (que je trouve par ailleurs somptueux et qui me plait à relire aujourd'hui) j'ai ressentis comme une faiblesse de la part de Dantec, quand il essaye de tirer sa littérature vers trop d'abstraction. Imbuvable, imbitable, illisible, et quasi-risible, la dernière partie de VV dessert il me semble Dantec... je crois avoir lu ailleurs, que je n'étais pas le seul à le dire ! Cette continuité, que tu confirmes, je la déplore. Que CI soit un échec sur le plan littéraire, au regard de ses forces, j'accepte donc ses faiblesses. Mais faute de s'assagir, Dantec continue dans le maleström indigeste et foisonnant... mais de quoi ? C'est les chemins qui mènent nulle part de Heidegger sans Heidegger ! Je passe en effet sur ses dérives mystiques et métaphysiques. Je ne retrouve plus le souffle des débuts. Serais-je un trop grand puriste ? Comment accepter qu'un écrivain nous serve trois trop longues missives, où l'on n'y retrouve pas l'émotion des débuts. Je crois, et ses prestations télévisuelles m'en convainquent, que Dantec s'enfonce dans des délires paranoïaques un peu trop aïgues... Il faut qu'il arrête de jouer les prophètes de service. Je n'abandonne pas ses "flashes visionnaires". Je dis que cela ne suffit pas à faire de "bons" romans. C'est d'ailleurs en ce sens qu'il faut comprendre ma distinction oeuvre/écrivain. Je parle moins dans cet article de GJ que de la volonté de Dantec de nous proposer une littérature transcendante traversée de "fulgurances majeures" à l'instar d'un Céline qui, par son Voyage, annonçait toute l'abjection de la guerre, et renvoyait par là, l'homme à sa méchanceté congénitale, et son ignominie universelle.
Et Artefact, malgré la nouvelle centrale, n'a fait, une fois encore, que me confirmer que Dantec n'est pas en grande forme...
Ecrit par : Marc Alpozzo | 24 janvier 2008

