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Greta la Sainte

Face aux réactions parfois épidermiques de certains, surprenantes aussi par certains angles, que mon premier article a déclenchées, j’ajoute ici une explication plus élaborée de ce que je voulais démontrer à propos du phénomène planétaire Greta Thunberg.

    « La vie est une source de joie mais, partout où la canaille vient boire, toutes les fontaines sont empoisonnées. »

F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

 

Certaines âmes effarouchées (Dieu qu’il y a de bonnes consciences pleines de charité et de compassion de nos jours !) ont prétendu que Michel Onfray, dans un article intitulé « Greta la Science », attaquait ignoblement le physique de Greta Thunberg, ce que ces bonnes âmes qualifiaient d’odieux et misogyne. Il a plutôt décrit, à mon sens, par le menu, la froideur, la glace qui rejaillie nécessairement de cette jeune adolescente, tétanisée par la peur du lendemain et en colère contre ce que nous allons lui laisser à elle et sa génération, de notre planète (dont nous sommes les simples locataires et qui ne nous appartient aucunement, ceci dit en passant !) Il n’y a rien de déplacé ni d’injurieux dans les propos de Michel Onfray à cet endroit, et, plutôt que de s’emballer immédiatement, là où le philosophe médiatique français voulait nous emmener, comme s’il savait se servir fréquemment de ces belles ruses du diable, il fallait surtout s’arrêter sur ceci : « Quelle intelligence est celle de ce cyborg ? On ne sait… Ce qu’elle lit, à défaut de le dire librement, n’est pas écrit par une jeune fille de son âge. La plume sent trop le techno. Sa voix porte le texte d’autres qui n’apparaissent pas. Qu’est-donc d’autre qu’un cyborg, si ce n’est le sujet d’acteurs invisibles ? Cette intelligence est vraiment artificielle, au sens étymologique : c’est un artifice, autrement dit, un produit manufacturé. Toute la question est d’avoir par qui. Or, la réponse est simple, il suffit de se poser une autre question : à qui profite ce crime ? La réponse se trouve probablement dans l’un des dossiers du GIEC - la bible de cette pensée siliconée. [...] Cette fois-ci, le maître est une maîtresse : c’est une jeune fille au corps neutre et à la parole belliqueuse. A la tribune, il semblait que c’était Mélenchon dans le corps d’Alice au pays des merveilles. Effet terrible : la menace du Tribunal révolutionnaire exprimée avec une voix pré-pubère blanche comme la mort… On se croirait dans un manga. Glaciale, elle a tapé les élus, elle a cogné les politiques, elle a frappé les chefs d’entreprise, elle a giflé les adultes, elle a molesté les journalistes, et le public a applaudi, la regardant comme s’il s’était agi d’une nouvelle apparition de Thérèse à Lourdes. » (C’est moi qui souligne en gras)

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Capture d'écran de l'article de Michel Onfray paru sur son blog

Je vais maintenant me plier au fastidieux mais nécessaire commentaire de texte. Rapprochant Greta d’être un simple instrument aux mains des puissants, toute la thèse de son article revient à dire que Greta est employée par des puissances malfaisantes pour nous faire la leçon, – confirmant cette erreur monumentale qu’il commet régulièrement en pensant un monde binaire avec d’un côté les maitres et de l’autre les esclaves –, récitant son « catéchisme » (notez la première référence à la morale chrétienne), bien décidée à nous passer au « tribunal de l’inquisition », celui de la morale, ce retour de la morale puritaine tant dénoncé dans les médias souvent à raison, mais encore faudrait-il peut-être se demander pourquoi ! Elle qui revient toujours à sa « bible » (référence péjorative à la morale chrétienne), mais toutefois applaudie comme une « sainte » (nouvelle référence à la morale chrétienne). Il n’y a peut-être rien de répréhensible à être athée, mais, dans ce cas, ce n’est pas l’athéisme de Michel Onfray qui parle ici, mais son retour incessant à une forme d’immoralisme qu’il a revendiqué et prodigué à longueur de livres. Ce matérialisme athée, rejetant toute forme de morale au nom d’une usurpation, d’une aliénation digne de l’homme du troupeau, d’un pur et simple délire de quelques hallucinés des arrières-mondes, prétendant ainsi dépasser le Bien et le Mal à l’instar de Nietzsche, n’a jusqu’ici qu’affirmé, que l’immoralité valait mieux qu’une morale rigoureuse, ressentie comme trop rigide par le philosophe qui ne goûte guère aux curés, que rejeter les codes de la religion pour faire allégeance à une vie débridée (enfin pardon guidée par un désir élevé donc libéré !) débarrassée du carcan moral, de la « moraline » désuète du christianisme était ce qu’il y avait de mieux à faire, tout en prétendant combattre un système qu’il l’a accueilli et l’a porté au plus haut, afin qu’il diffuse ses idées qui ne peuvent être autres qu’un vaste programme de soumission à la vie matérielle et à l’individuation du sujet, même s’il prétend nous libérer par un confus Traité du rebelle. C’est donc cette volonté d’usurper le bien par le mal (au sens moral j’entends) idéalisé par ses démons, nous encourageant à fuir le monde étouffant de la morale religieuse, que Nietzsche appelait l’idéal ascétique, et qui a longtemps fait écrire Michel Onfray, l’a fait penser, et lui a dicté encore ces mots aujourd’hui.

                                                                                                             

N’allez donc pas dire à Michel Onfray d’obéir au « devoir » moral ! Il y résistera plutôt. L’obligation morale est l’obsession des faibles, c’est le ragoût de l’homme chrétien, le contraire de la force et de l’affirmation de soi. Je n’irai pas jusqu’à dire que Michel Onfray ne connait pas l’altruisme dans sa pensée, mais il se méfie du dévouement, du sacrifice, de la négation de soi-même au bénéfice d’autrui, quelle est donc cette morale utilitariste et sociale bon sang ? il lui préfère l’immoralisme et l’hédonisme, considérés comme une subtile aptitude à la haute civilisation.

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Succès de librairie de Michel Onfray en 2005


Puisque donc, Michel Onfray a convoqué à son propre tribunal inquisiteur Hans Jonas, et son livre Le principe de responsabilité, (1979), qu’il me permette de convoquer au mien, Henri Bergson, et son livre Les deux sources de la morale et de la religion, (1932).

 

On ne peut plus se mentir sur notre avenir, nous allons vers un monde chaotique, plein de drames, voire de tragédies pour les générations futures. Dans son Bergson, Vladimir Jankélévitch écrit la chose suivante : « à chaque moment nous pourrions anticiper sur l’avenir quoique l’avenir soit toujours une nouveauté ». Dont acte ! Mais probablement que, pour échapper à ce que Alain appelait l’inattendu attendu, Michel Onfray se réfugie dans le présent de l’actualité. Il est ainsi l’inverse de son maître Nietzsche, qui se plaisait à être inactuel, intempestif. Michel Onfray est donc l’éternel commentateur d’un présent qui ne passe pas, répétant inlassablement les plats, et qu’il imagine avec un plaisir non dissimulé, sous l’angle d’une lecture cynique et immoraliste qui lui est propre.

 

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Le visage de notre mauvaise conscience

 

Mais voilà, en ce qui me concerne, ce n’est pas le présent immédiat qui m’intéresse, c’est l’avenir, et je dirais même c’est la jeunesse de l’avenir. C’est imaginer les lignes de cet avenir, imaginer ce qu’il pourra être à partir de ce qui semble se dérouler dans le présent. Et peu importe que les prospectives finissent toujours par se tromper et tromper. Ce qui manque à notre regard c’est d’imaginer les lignes de l’avenir, ou, je dirais, une grande dose d’espoir et de sagesse, pour trancher avec la désespérance des temps présents.

 

Or voilà, Greta Thunberrg en appelle à l’héroïsme. Dans cette époque neuve, dans laquelle sonnent les cloches du passé, comme pour nous prévenir qu’un autre monde se prépare à paraître, ce qui échappe aux commentateurs de l’info, dont Michel Onfray, Tatiana Ventôse, Alain Finkielkraut et quelques autres dont je n’ai plus en tête les noms mais qu’importe, Greta Thunberg en rappelle à la morale, à la grande morale même, sans s’en référer à ses apories possibles. Et parce que Michel Onfray refuse de se détourner des ombres qui défilent sur la paroi de sa caverne, il s’enferme irrésistiblement dans ses propres ténèbres, devenant ainsi définitivement, un fantôme de cette modernité qui vient, un ersatz, un être à tout jamais bloqué entre la fin du XXe et les vapeurs du siècle commençant.

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La sur-médiatisation de Greta Thunberg, militante pour le climat

 

deux sources.jpgJ’ai donc relu le dernier ouvrage de Bergson pour la cause, et ainsi, pardonne-moi d'avance, m’opposer à la philosophie matérialiste d’Onfray (que je vise moins pour elle-même que pour dénoncer l’état d’esprit de notre époque) en axant mon texte, grâce au philosophe de l’élan vital, sur le divin. Si l’on vide cet événement de son corps divin alors bien évidemment on sombre irrémédiablement dans des considérations conspirationnistes et paranoïaques, livrant sa parole à l’agressivité et au langage guerrier. Mais si l’on accepte, au moins sur le plan de l’imaginaire et de la foi, que nous vivons dans quelque chose qui nous englobe, qui nous échappe, que la puissance du rationnel (pour reprendre le terme de Dominique Janicaud) est incapable de cette prétendue maîtrise totale, et ne saura nous éloigner à terme de la misologie, nous pourrons alors sortir de la « morale close » dont parle Bergson, qui nous limite à ceux avec qui nous vivons, donc les êtres humains, puis de manière plus restrictive avec les gens de notre pays, puis de notre ville, et enfin de notre cercle intime. Le discours de Michel Onfray ressemble beaucoup à cela. Incapable de se hisser hors de son cercle de cyniques et d’immoralistes (souvent parisiens), les propos qu’il tient n’ont rien d’insensés. Si l’on regarde le monde à travers les lunettes du philosophe on sera alors tous tentés de dire exactement la même chose, et de basculer irrémédiablement dans la même animosité, le même mépris. Mais si l’on tente, au moins pour essayer, un regard différent, que l’on passe de la « morale close » à la « morale ouverte », possibilité offerte par la vie religieuse et morale, débouchant presque obligatoirement sur la vie mystique, nous risquons bien de voir ce qui se passe d’un œil neuf, selon une dimension qui serait tout autre.

 

  Jusqu’ici nous avons vu le monde selon l’angle d’une morale collective rivée sur ses intérêts propres, et indifférente au monde qui l’entoure, ayant coupé la parole à l’ensemble des éléments qui composent l’univers. Les pierres ont été sommées de se taire, puis les plantes, les animaux et enfin l’univers que l’on a rendu muet au profit de la seule parole humaine. Nous avons distribué le même nombre d’aptitudes à l’ensemble d’entre nous et tenté, par un excès de rationalisme cartésien, puis scientiste d’humilier afin de faire taire, les rares d’entre nous qui sont capables d’approfondir leur intuition, afin de remonter au principe de la racine de la vie dont nous sommes le résultat. De cette rupture, nous n’en voulons pas, ou, devrais-je écrire, le système de pensée actuel n’en veut pas, car cela dessert ses intérêts et nous savons combien notre préoccupation première est de servir nos besoins et nos désirs au mépris de la vertu et de la vie bonne. Mais je laisse cela car c’est un autre sujet, un sujet de philosophie. Cette interdiction de faire l’expérience ou l’épreuve de cette sorte de surhumain en nous (dont Bergson parle dans son livre L’Évolution créatrice) nous empêche aussi d’avoir accès à cet individu unique, créateur, doté d’une nouvelle compréhension éthique, introduisant de nouveaux rapports des êtres humains à la vie, à la société et à tous les êtres vivants dans ce monde (y compris les êtres les plus insignifiants pour nous !) Voilà ce qu’un matérialiste athée, n’ayant pas produit de morale claire venant à guider sa conception nouvelle du monde ne peut qu’ignorer. À savoir, que ce nouvel homme est capable désormais, de ressentir un amour nouveau pour l’humanité, mais aussi pour tout autre espèce sur la planète, engendrant ainsi un amour pour tout ce qui est.

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Une situation en Amazonie, où des feux ravagent la forêt,
très difficile à évaluer, avec près de 2.500 nouveaux départs de feu
en 48 heures au Brésil fin août 2019

Et je crois personnellement, que c’est de cette rupture, que Greta Thunberg est le nom. Face à ces sociétés, naturellement repliées sur elles-mêmes (inutile me semble-t-il de détailler ce point ici, toute l’actualité le démontre désormais) cette manière de s’ouvrir ne peut être que nouvelle, et peu importe la forme qu’elle prend finalement, car en ce qui me concerne, je suis moins regardant sur la forme que sur le fond. Greta Thunberg nous amène, quoi qu’on en dise, et quelle que soit la manipulation réelle ou fantasmée qui se cache derrière, à reconsidérer les valeurs de l’existence, ce qui nous engage d'emblée à reconsidérer toutes les valeurs qui fondent notre vie et notre manière de traiter l’altérité, autrement dit autrui, mais aussi tous les éléments de la planète, et la planète elle-même par la même occasion. Ce qui se joue-là, et que j’ai retrouvé d’une certaine manière sous la plume de Henri Bergson, cela s’appelle la mystique. Or, en lisant attentivement le philosophe français, j’ai compris que Greta Thunberg pouvait être, au moins dans le champ des possibles, une de ces personnalités privilégiées. Voilà pourquoi j’ai titré cet article Greta la Sainte. C’est une provocation, mais pas seulement, cela va sans dire...

 

Bergson utilise dans ce livre une autre notion très importante qui est « l’émotion créatrice ». J’aimerais que nous nous y attardions. Ce qu’il dit de cette notion, c’est qu’elle est le contact avec une personne qui ne voit pas la vie comme nous la voyons, qui la voit autrement, et donc, pose des actes différents, des actes qui font rupture. Par exemple, que Greta Thunberg traverse l’Atlantique sur un bateau à voile coûtant une fortune, ne doit pas nous empêcher de voir qu’elle choisit un nouveau moyen de transport pour nous montrer la responsabilité qui est la nôtre face aux urgences de la planète, et peu importe finalement, qui tire les ficelles, ce monde est si impermanent que, demain, ces personnes, utilisées elles-mêmes par des forces supérieures, auront été balayées de la carte. Ce qui se passe donc là, est unique, un point de rupture radical, le contact avec ce qui nous touche profondément et va nous modifier à terme. Ce n’est pas l’article suspicieux, hostile de Michel Onfray qui arrangera les choses, qui nous engagera sur une voie d’évolution et de sagesse, mais plutôt, ce qui touche à une personnalité créatrice, capable de nous réveiller.

 

Si donc, j’ai titré Greta la Sainte, c’est évidemment en réaction au titre de Michel Onfray, mais pas que, c’est aussi parce que je vois, à travers les lunettes de Bergson, les mêmes résonances qu’il décrit dans son dernier ouvrage, à propos des saints et des mystiques. Surtout lorsqu’il dit que le contact avec ces personnes peut bouleverser, susciter des vocations. Je crois profondément à ces conversions. Je crois profondément que Greta est l’une de ces mystérieuses personnalités, aussi influençable soit-elle, aussi jeune soit-elle, aussi manipulée soit-elle. Car la sainteté n’a rien à voir avec cela. C’est quelque chose qui est de l’ordre du supérieur à l’esprit humain. Ce qui encourage aussi les plus réfractaires, c’est que suivre un saint demande un effort presque surnaturel, dont ils se sentent incapables, ignorant qu’il ne s’agit pas là d’égaler le saint, mais de se laisser toucher par lui, par ce qui, en lui, suscitera en nous, cette part-là ignorée de personnalité créatrice.

 

Ce qui se joue aujourd’hui désormais, me semble moins une nouvelle partition de l’empire capitaliste et destructeur de la planète et de nos vies, qu’un contact mystique avec ce qui peut déclencher des vocations ignorées, faire agir, et faire changer les choses radicalement, car, en profondeur...    

« Greta Thunberg, elle, n’a pas renoncé. Avec la gravité de son jeune âge, avec la science instinctive de l’enfance, elle monte à la tribune, elle dit ce que nous ne voulons pas entendre, elle brandit ses panneaux devant les Parlements, devant les politiques, les puissants de ce monde. Elle parle pour elle, pour sa génération, mais aussi pour ses enfants à naître, et au-delà des humains, pour notre Terre tout entière, dans sa précieuse et fragile beauté. Ecoutons-la. Entendons-la. Il est peut-être encore temps.»

Jean-Marie Gustave Le Clézio

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Le philosophe Henri Bergson, en 1927.

 

En couverture : Greta Thunberg and Jane Goodall

Commentaires

  • Je ne veux pas m'exprimer sur le sujet de Greta Thunberg, elle semble sincère, mais est-ce que les intellectuels ont oubliés comment le thème de réchauffement planétaire est introduit dans le discours politique ?
    Suivant une défaite de la partie démocrate Américaine à cause de Ralph Nader, candidat pour les élections présidentielles pour les Verts d'Amérique en 2000, qui a récupéré beaucoup de voix d' électeurs démocrates. Et pour éviter un deuxième échec, Gore a commencé avec les lectures 'An inconvenient truth' qui étaient d'un point de vue scientifique très doutables (fausses diagrammes par ex.)

  • Je suis convaincu que cet article est très important et splendide.

  • Il conviendrait de se rappeler que Greta est Asperger haut potentiel ce qui explique aussi ce que beaucoup ne comprennent pas et conduisent à des interprétations erronées...cependant cela peut s expliquer par la méconnaissance des particularités des Aspies qui donne lieu à des réactions de rejets de la différence que nous connaissons bien.

  • Que des jeunes s'inquiètent du devenir de notre planète, je dis bravo. Nous, les anciens, nous n'avons pas été capables d'en faire autant. Mais qu'une jeune accuse la France de ne pas respecter ses engagements, il faudrait peut-être qu'elle se tourne vers les gros pollueurs qui n'ont rien signé du tout. Autrement, c'est trop facile !

  • Face à la crise existentielle que traverse notre civilisation (vieille Europe, mais pas forcément dans le mauvais sens du terme), je ne parle même pas du monde, quelques philosophes peuvent nous aider. Il faut vraiment beaucoup de sang-froid pour résister aux sirènes et prophètes de malheur. GG est le symptôme de notre temps. À considérer sous tous les angles, loin de ceux qui l'adulent ou de ceux qui la vilipendent.. Ne jamais devenir sectaire. Les faux prophètes et ceux de malheur vont être de plus en plus nombreux à l'avenir. Comme l'ange de Benjamin, nous marchons désormais à reculons.

  • C'est vrai et l'on peut l'admettre qu'il y a quelque chose de surprenant dans l'engagement radical de cette jeune fille. Et l'on est nombreux à être interloqué parce qu'il y a tellement de prise de position quelque peu incongrues et inhabituels sur les réseaux sociaux qu'il y a quelques raisons à être interloqué parce que justement c'est censé. Ce n'est pas une raison pour monter sur ses grands chevaux, pour vouloir l'assassiner (ça c'est entendu) ou de la conspuer comme il n'est pas permis. Je crois qu'il faut raison garder et revenir à des considérations plus simple et j'allais dire plus terre à terre. Cette jeune fille a agit et exprimé son désarroi avec l'émotion et les mots de son âge pas de quoi fouetter un chat. Sauf que beaucoup se sentent un peu morveux qu'une enfant se permette de faire la leçon au monde. Je remarque en passant que les critiques les plus acerbes sont plutôt masculines. Je trouve plutôt sain que les enfants aient leur mot à dire s'agissant de leur avenir avec leur mots à eux et je ne peux m'empêcher en disant cela de penser à la chanson de Jacques Brel : " les adultes sont tellement cons qu'ils nous feront une guerre " ... Y a t-il encore quelque chose à attendre des politiques qui nous ont menés là ?

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