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Peut-on dire que le dernier Nothomb est sulfureux ?

Le dernier Nothomb, lu en une heure à la Fnac, en sirotant au bar un petit café. Toujours la peinture d’une certaine laideur...

acide.jpgCette fois-ci c'est la laideur de la réalité ou d’un réel par trop omniprésent et qui manque de fiction, de poésie, que l'on retrouve dans le nouveau roman de Nothomb, ainsi que ce besoin irrépressif de la masse de jouir de la souffrance, d’observer dans le miroir du petit écran leur propre laideur, l’obscénité de leur misérable vie. Toujours et perpétuellement ce rapport aux corps. Corps omniprésents dans son œuvre. Corps laids. Corps infâmes. Briser les corps.

 

Par une contrainte imposée d’en haut. Celle du camp, en ce qui concerne cette nouvelle œuvre mineure, Acide sulfurique. On se livre en temps réel au spectacle de l’autodestruction. Et pour rendre le roman à la fois sulfur(ique)eux, on dresse un parallèle outrageux et grossier entre la télé-réalité et les camps de la mort. L’hygiène d’Amélie Nothomb pousserait cette écrivaine jusqu’à creuser le réel pour montrer que dans la grande « mascarade » médiatique les corps disparaissent entraînant dans son sillage, âme, esprit, humanisme… humanité ?

 

Quel gageur ! Quel toupet ! Relancer comme cela, de façons aussi maladroite, la polémique qui en appelle au bon sang humaniste ! Nothomb fustige la décadence. L’immoralisme primaire. Sa technique ? Provoquer une tension du corps et de l’esprit. Mélanger, confondre divertissement télévisuel et holocauste… Destruction de masse et nihilisme télévisuel ! L’excentrique romancière dans les vertiges de sa création pop, rate cruellement sa sortie. Trop d’excès tue l’excès ! Et là, l’excès est poussif ! Laid. Arrogant et crétin.

 

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Amélie Nothomb

 

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