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L'homme

  • John Brunner : Une histoire secrète du vingt-et-unième siècle

    Pendant longtemps, on a classé la littérature d’anticipation comme une sous-littérature, avant que celle-ci ne passe, non seulement à cause de la déliquescence dans laquelle s’est progressivement enfermée la littérature générale, incapable de s’élever au-delà d’une écriture sans relief, et sans réel représentant moderne d’une mouvance qui nous sortirait de l’écriture et de la littérature du dimanche, de sous-genre, à genre total. La raison en est très simple.

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  • Alexandre Jardin, entre nuit et brouillard

    Jusqu’ici, nous connaissions Alexandre Jardin pour ses romans d'amours et de liberté à la Feydeau. Alexandre a longtemps été le chouchou de ses dames, dames piquées de littérature ou pas, qui rêvaient d’un gendre idéal, et qui le trouvaient en l’image de ce clown (triste !), à la fois brillant et talentueux, toujours partant néanmoins, pour amuser la « galerie ». Et puis voilà ! A quarante-quatre ans, l’éternel enfant romantique signe la fin de la récrée. A quarante-quatre ans, – l’âge où son papa publia son « hymne d’un fils amoureux de son père » –, il l’écrit en toutes lettres : « FINI DE RIRE » ! Le carnet de bord de sa « lente lucidité » dit-il, est celui d’une confession française. Ce carnet de bord est ce désormais « vrai » roman des Jardin.

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  • Maurice G. Dantec : Mega-Machine(s)

    Pour faire suite à la disparition de l'auteur du polar millénariste Le Racine du mal, je republie ici l'article que je lui avais consacré dans Le Journal de la culture en 2005 pour son Cosmos inc.

    Maurice G. Dantec : écrivain rock, écrivain culte pour certains, cyber-auteur, romancier de destruction massive, fou délirant, chrétien déviant, punk-anarcho-réactionnaire, était largement inspiré de ses maîtres : Duns Scott, Saint Thomas d’Aquin, Frédéric Nietzsche, Ernest Hello, Joseph de Maistre, Léon Bloy, pensant, et dialectisant avec le monde et ses éléments.


    En 1993, il avait publié La sirène rouge, en 1996, Les racines du mal, en 2000, Le théâtre des opérations, 2003, Villa vortex. Puis il s’est mis à être de plus en plus seul. Cette solitude, il la devait à une exigence de fer, et surtout, des textes de plus en plus hermétiques, opaques, ainsi que des prises de positions souvent malheureuses. Revenu au roman policier de ses débuts Les résidents paru aux éditions Inculte, il prophétisait la mort rapide du monde occidental.

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