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La France Insoumise : de la gauche du peuple à la gauche idéologique

La gauche idéologique et diversitaire a trouvé son symbole disruptif pour imposer au sein de l'hémicycle ses idées « woke ». Ayant abandonné avec le social depuis longtemps,  La France insoumise s'investit désormais dans la lutte des races pour obtenir des voix et des postes, et déferler sur un Palais Bourbon qu'elle déteste en réalité. Voici la chronique d'une femme de ménage propulsée députée dans la société spectaculaire de l'extrême-gauche. Ma nouvelle tribune dans Entreprendre. Désormais en accès libre dans l'Ouvroir.

Dans les rangs des Insoumis, on aura eu Aymeric Caron, et ses propos malheureux et intolérants pour le peuple qui ne vote pas selon ses idées, comme si finalement le peuple et ses souffrances étaient moins importants que l’idéologie (voir mon article dans ces pages). Voici désormais venir à l’Assemblée nationale, Rachel Keke, fraîchement élue députée LFI, dimanche. Élection pourtant entachée de quelques polémiques comme celle qui enfle, et à laquelle elle a déjà répondu, je cite, « J'ai repartagé sur Facebook des posts qui ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd'hui dans mon combat politique. » (C’est moi qui souligne)[1].


Rachel Kéké, soutien de Marine le Pen…

Cette réponse fait suite à certains posts compromettants circulant sur les réseaux sociaux depuis le 20 juin, et mettant en cause des messages où l'ancienne femme de chambre de l'hôtel Ibis des Batignolles y soutient Marine Le Pen ou encore Bachar El Assad (post qu’elle a en réalité repartagé pour ce dernier). Relayant en avril 2018 un post Facebook appelant à « soutenir » le dictateur syrien « Bachar (al-Assad) contre ces prédateurs criminels qui sont les États-Unis, la France et l’Angleterre » ; un autre visant la femme politique ivoirienne Aya Virginie Touré, comportant des insultes homophobes envers ses enfants ; ou encore plusieurs publications jugées haineuses envers les Maghrébins, comme le rappelle Libération[2].

 

Pourtant, une fois de plus, une opération d’effacement du passé est en cours. Bottant d’abord en touche, Rachel Keke déclare : « Je ne sais pas d’où ils vont chercher, d’où ils vont fouiller. » Certainement conseillée par son entourage, elle se ravise, et reconnait plus tard : « J’ai beaucoup appris de mon engagement syndical et de la lutte à l’Ibis Batignolles. Je l’affirme : en tant qu’élue de la France Insoumise et de la NUPES, je partage pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche. Il n’y a aucun terrain d’accord possible avec l’extrême droite. Les idées racistes, sexistes et LGBT-phobes doivent être combattues sans relâche ! La lutte continue ! » Et, bien sûr, comme cela vient d’une élue de la gauche radicale, il n’y a pas lieu de douter de sa bonne foi. Bien sûr que non !


Distorsion du langage et falsification du réel

Certains sentiront aussi l’opportunisme dans cette élection, mais sûrement seront-ils d’extrême-droite ! D’ailleurs, on leur jettera l’anathème-qui-tue, et, en bon bolchevik, on se dira que le temps qu’ils prennent à se défendre, cela permettra de faire fructifier les affaires[3]. En effet, comme tout bon soviétique, ces tenants de la gauche radicale savent que la distorsion du langage, la falsification du réel, de la mémoire et le mensonge font très bien le travail pour obtenir la victoire à l’arraché, si nécessaire. On sait aussi comment, en Union soviétique, la censure et falsification d'images photographiques, d'où étaient purement et simplement « éliminés » les personnages tombés en disgrâce, jouaient un rôle prépondérant dans le travail d’endoctrinement des masses, lorsqu’il s'agissait de minimiser le rôle effectif de telle ou telle personnalité, mais également de montrer que les dirigeants n'avaient jamais été en contact avec certains leaders devenus infréquentables.

Dans la première partie de son œuvre, l’écrivain franco-tchèque Milan Kundera raconte cela par le détail[4], c’est-à-dire comment la section de propagande, du temps de l’Union soviétique, s’évertuait à faire disparaître ce qui ne convenait plus à son idéologie, nourrissant une entreprise d’amnésie qui fonctionnait parfaitement bien. On effaçait de la mémoire historique, en transformant ainsi l’Histoire en un oubli perpétuel. Une dynamique de l’oubli et du mensonge qui se perpétue aujourd’hui au XXIème siècle. Mais passons cela. Allons dans le cœur du problème. Je vais montrer ici pourquoi l’élection de Rachel Keke au Palais Bourbon n’est pas une si bonne nouvelle pour les jeunes défavorisés, et pourquoi cette réussite sert moins le combat social qu’idéologique.


« Bravo Rachel Keke ! »

On nous avait donc promis de nouvelles figures à gauche, en voici une, parfaite pour les médias, et, assez controversée toutefois, pour se dire, que cette nouvelle gauche est loin de la gauche marxiste passée. Rachel Keke, franco-ivoirienne de 47 ans, élue dimanche à l'Assemblée nationale[5] en battant l'ancienne ministre des Sports Roxana Maracineanu, après avoir courageusement mené la lutte historique des femmes de chambre de l'hôtel Ibis des Batignolles, entre 2019 et 2021. C’est du moins ce que l’on lit dans la presse, qui saute sur sa chaise comme un cabri depuis lundi matin, en hurlant « la diversité, la diversité, la diversité ! », mais à quoi cela aboutit-il ? À rien. On a évidemment envie de crier « Bravo Rachel Keke ! » Résumons pourtant la situation, qui n’est pas aussi simple qu’elle est présentée dans les médias. La situation est double en réalité : d’abord, si cette femme de chambre a émergé dans le débat public, c’est par son combat, défendant les femmes de ménage, au moment de la grève de l’Ibis des Batignolles. Mais elle est surtout entrée dans le débat public, parce qu’elle appartient précisément à cette culture diversitaire, dont elle sert l’idéologie, symbolisant tout ce que les députés français ne sont pas (comme l’indique un titre du journal Le Temps), puisqu’elle est en effet tout le contraire. En lui permettant donc d’entrer dans l’hémicycle du Palais Bourbon, en réalité, ce n’est pas la femme de ménage que LFI fait entrer, mais le symbole de l’anti-France, autrement dit cette haine de nos valeurs, cette volonté disruptive de subvertir les codes, dits bourgeois, que la gauche LFI combat dans un corps-à-corps âpre et sans relâche depuis déjà des années. Or, sur ce coup-là, le pari politique est réussi, tant il est vrai que son discours et son profil sont une petite révolution dans l’hémicycle.


Cette gauche qui a délaissé la misère

Ajoutez-y un petit zeste de remous que les tenants de la gauche radicale créèrent en arrivant le mardi matin aux pieds des marches de l’Assemblée nationale, dansant et chantant[6], au mépris de la tradition, de la bienséance, puisque leur but avoué était de faire un pied-de-nez à tous ces codes blancs et bourgeois jusqu’ici en vigueur, puis faites mijoter le tout et servez frais, vous gagnerez un bon petit récit plaisant aux oreilles de nos bobos du Xème et XIème arrondissements de Paris, et de la gauche woke qui vote pour LFI. La gauche prolétaire est ainsi devenue en 40 ans, cette gauche idéologique, qui a délaissé la misère pour s’intéresser à la France multiculturaliste et néo-féministe, anti-France, anti-Charlie, et même anti-flic[7].

 

Mais le plus surprenant tout de même, ce sont les premières déclarations de Rachel Keke, car elles sont édifiantes : « C'est vraiment historique. C'est un message, en fait, de dire aux gens, même si tu ne sais pas t’exprimer, si tu ne sais pas lire et écrire, que tu as de l'intelligence, tu peux être député. » On appréciera la démagogie de ces propos. Donc Rachel Keke parle un français approximatif (« même si tu ne sais pas t’exprimer »), ce qui n’est pas une honte du tout, mais de là à l’ériger en étendard, il y a un pas qu’il ne faudrait pas franchir sans prendre le risque d’ouvrir la boite à Pandore. Certes, des gens très bien ne maîtrisent pas forcément la langue de Molière, et Rachel Keke en fait sûrement partie, mais vous comprendrez que le problème n’est pas là. En le revendiquant haut et fort, ajoutant qu’elle a quitté l’école après sa classe de CM2 (ce sont des choses qui arrivent, ma grand-mère a également quitté l’école à la fin du cours moyen, c’est la vie !), sans que cela ne l’empêche de s’investir dans la lutte syndicale, et de réussir, jusqu’à se faire élire à l’Assemblée nationale, elle envoie un message néfaste à la jeunesse.


LFI, plus démagogique que pédagogique

En effet, comprend-elle au moins, ce qu’une femme de ménage, qui se dit peu instruite mais intelligente, peut avoir comme répercussion négative sur une jeunesse défavorisée, qui se dira très certainement, en suivant ce modèle, que l’école ne sert donc à rien pour obtenir un poste élevé dans la société ? La méthode est plus démagogique que pédagogique. Certes, Rachel Keke a su conduire son combat jusqu’à être érigée en héroïne nationale, voire en nouvelle Marianne, surtout dans certains médias qui font dans la promotion de l’idéologie woke, mais questionnons-nous un instant sur le côté profondément destructeur du message envoyé aux jeunes issus de familles défavorisés. En érigeant ainsi en étendard son manque de formation, vantant son parcours de femme de ménage, proche de l’illettrisme, etc. croyez-vous qu’elle envoie un message si positif aux générations futures comme elle le prétend ? Je ne le crois pas. Jusqu’ici, l’école était un ascenseur social pour les plus précaires (les plus riches n’ont jamais eu besoin de l’école pour réussir), pour peu que ces jeunes soient bons en classe ; jadis, la maitrise de l'écriture était une conquête sociale, la maîtrise de la langue française dans toutes ses nuances et subtilités était une conquête sociale, l’école permettait à des jeunes issus des milieux défavorisés de se hisser au-dessus de leur condition d'origine, or, avec cette nouvelle gauche idéologique, ça n’a plus lieu d’être désormais. La preuve : regardez comment Rachel Keke, sans aucun diplôme, s’est hissée jusqu’à l’Assemblée nationale. Il suffit d’être intelligent. Alors, soyez intelligents, et vous réussirez ! Est-ce que l’intéressée mesure au moins combien ses propos sont délétères pour la jeunesse défavorisée, des banlieues ou d’ailleurs ? Est-ce qu’elle comprend combien cette démagogie, à laquelle elle cède, est honteuse ? S’inscrivant dans cette nouvelle mouvance, qui date des années 60, et qui rabaisse systématiquement le niveau d’exigence, de réforme en réforme, depuis 40 ans, pour plus d’égalité, et plus de diversité, Rachel Keke enfonce naïvement le clou, en faisant croire à des enfants de sa classe sociale, que l’école, la maîtrise de la langue française, l’instruction ne valent plus rien. Il suffit d’un soupçon d’intelligence, et d’un peu de chance aussi, peut-être, pour entrer à l’Assemblée nationale. Et c’est tout !


LFI, loin du Parti communiste des années 60

Or, en prétendant défendre les plus humbles, et les émanciper, Rachel Keke les enferme inexorablement dans un piège à cons. Quand l'État abandonne avec l'assimilation, la méritocratie, les classes d'excellence, il renvoie en réalité les gamins défavorisés à leur ghetto. Le Parti communiste des années 60 savait cela, et conseillait aux ouvriers de venir aux cours du soir qu’il organisait, afin d’apprendre l'orthographe, la grammaire, à lire et à écrire, à compter, dans quel but sinon celui de s’émanciper. L'erreur que font tous ces gens bas de plafond de la gauche radicale d'aujourd’hui, c'est de ne pas comprendre (ou prétendre ne pas comprendre) que la meilleure ruse de l'État bourgeois pour perpétuer le système, est de ramener le niveau scolaire au niveau réel des classes dominées. Les marxistes d’avant le savaient : il n'y a pas d'autre culture que la culture bourgeoise. Il n'y a pas d'autre culture que celle de la classe au pouvoir ! Mais Rachel Keke, fraîchement élue députée, prétend l’ignorer. Enfin, elle l’ignore probablement, et elle prouve que sa nomination à l’Assemblée, ne pourra pas grand-chose pour l’émancipation des enfants de femmes de ménage, comme pour tous les enfants d’ouvriers d’ailleurs. En attendant, les cadres de LFI ne l’ignorent pas, et, ce à quoi ils se livrent en l’état, c’est à la destruction du futur des jeunes qu’ils prétendent défendre, au nom de l’idéologie progressiste et anti-bourgeoise.


Guy Debord et Rachel Kéké

Donc, résumons : Rachel Keke était jusqu’ici femme de chambre. Rien de déshonorant, non ? Comme disait l’autre : « Il en faut ! » Elle ne connait rien aux arcanes de l'Assemblée, encore là rien de déshonorant, moi non plus je n’y connais pas grand-chose et cela ne m’a pas empêché de vivre jusqu’ici ! Sauf que, au moment où l’on lui demande, par exemple, dans quelle commission, elle a envie de siéger, elle répond qu'elle ne sait pas. Ce qu'elle sait en revanche, c'est qu'elle discutera très vite avec les femmes de ménage de l'Assemblée nationale : « Je veux aller voir, dit-elle, si elles travaillent dans des meilleures conditions. On ne peut pas accepter que là où on décide des lois, des femmes qui nettoient là-bas soient méprisées. » Comme diraient les Anglo-Saxons : Big deal ! On croit rêver ! En quoi cela serait-il si bon pour le progrès social de notre pays ? Et une fois qu’elle aura discuté avec ces femmes qui accomplissent un travail difficile et honorable, qui peuvent être fières de ce qu’elles sont, en quoi Rachel Keke aura amélioré la cause des femmes de ménage en France et celle de tous les autres salariés, précaires et mal considérés ? Pourquoi faudrait-il une femme de ménage pour défendre des femmes de ménage, en quoi cela légitime plus son combat que celui d’une femme qui ne le serait pas, mais qui aurait les outils dialectiques et intellectuels pour le mener à bien ? On ne voit pas. Là encore, on est en pleine démagogie progressiste, et c’est même là toute l’infamie de la politique-spectacle, de cette société spectaculaire, qui faisait dire à un situationniste, dont Rachel Keke ignore sûrement l’existence, un petit farceur répondant au nom de Guy Debord : « Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. »[8] Caché derrière toutes ces manipulations de l’opinion publique, derrière ces imbéciles utiles que l’on agite comme des épouvantails, c’est le maintien de la domination de la classe bourgeoise sur le prolétariat, c’est la mise en place d’un système de contrôle des masses plus efficace qui est en jeu.


Que fait cette gauche-là, sinon prospérer sur la misère des gens ?

Rachel Keke est le symptôme même de cette société vraiment spectaculaire, où le spectacle instrumentalise une image faussée de la réalité. Comme le montre Debord dans ses travaux, le spectacle est une illusion nourrie à dessein par les instances du pouvoir, afin de voiler ce qui couvre le réel et de donner à voir le monde actuel comme seul monde possible. Ainsi donc, dans cette société où la classe bourgeoise contrôle les masses grâce au spectacle, l’illusion donne une impression de vraisemblance et d’authenticité aux classes inférieures. Comme dans la caverne de Platon, les masses enchaînées depuis la naissance, demeurent passives, acceptant sans rien dire, ce monde qu’elle croit vrai et inexorable. Voilà le vrai but de ce buzz, comme de toutes ces petites danses matinales devant l’Assemblée, par une gauche-la-plus-bête-du-monde, mais aussi la plus démagogique.

Or, dans ce monde aux valeurs inversées, que fait cette gauche-là, sinon prospérer sur la misère des gens ? La gauche radicale a transformé la misère des femmes de ménage, des réfugiés, des sans-papiers, des musulmans qui espèrent trouver leur place en France, de tous les miséreux, en un fonds de commerce pour asseoir leur pouvoir et garantir la pérennité des mandats de ses élus.


Jean-Luc Mélenchon a-t-il perdu le sens des valeurs républicaines ?

C’est précisément le grand reproche que je lui fais  - qu’elle souffre que l’on ose lui adresser des critiques ! – c’est d’avoir transformé la politique en un petit commerce comme un autre, procédant à une politique du sophisme, une culture racialiste, qui réduit le combat universaliste à un médiocre et délétère combat de la race. On assure ses arrières, on fait des promesses électorales folles et irréalistes (il faut tout de même souligner que le projet présidentiel de Mélenchon en 2022, aurait coûté 250 milliards d’euros de dépenses nouvelles pour instaurer ce fameux « cercle vertueux » auquel il aspirait, autant dire un programme qui aurait à terme semé le chaos en France, s’il avait été mis à exécution), on met en avant des gens manipulables pour tromper le peuple, on tord le langage, voire, on l’instrumentalise, pour servir ses intérêts privés, et ceux de la bourgeoisie dont on est l’allié objectif. Bref, une gauche qui vous fait honte d’avoir été de gauche, si tant est qu’un jour vous l’ayez été !

Ainsi, emmenée par un Jean-Luc Mélenchon, qui semble avoir perdu le sens des valeurs républicaines (voir mon article dans ces pages), qui menace de continuer le combat dans la rue s’il n’obtient pas ce qu’il veut par les urnes, mettant à l’Assemblée des députés qui, par des excès de langage, voire par une manipulation du langage, faussent les règles du jeu, et, invitent dans le débat républicain une pensée disruptive qui n’aide pas les gens qu’ils prétendent aider, on voit alors combien la gauche Keke est ce qui fait symptôme au sein de cette nouvelle mouvance, dont la démagogie sert un combat plus idéologique que sociale, en nous faisant craindre le pire. Cela questionne sur la probable disparition de l’âme de la gauche, celle de Duclos, de Cachin, de Thorez, celle de Jaurès, de Blum, de Krasucki, de Buffet, etc. On commence même à se dire que son essence a sombré corps et biens, définitivement... 

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[1] Source : France Info, du 23 juin 2022, « La députée Rachel Keke, attaquée pour d'anciens posts sur les réseaux sociaux, répond aux accusations ».

[2] « CheckNews Rachel Keke, élue sous l’étiquette Nupes, a-t-elle partagé des contenus d’extrême droite sur Facebook ? », du 22 juin 2022 : https://www.liberation.fr/checknews/rachel-keke-elue-sous-letiquette-nupes-a-t-elle-partage-des-contenus-dextreme-droite-sur-facebook-20220622_WQPAINOXL5CSVJ4Q4EDSJ4QHYI/?redirected=1

[3] Il ne faut pas oublier que dans la gauche woke il est de coutume d’accuser de racisme ou de fascisme toute personne qui ne reconnaîtrait pas la normalité diversitaire. On imagine aussi, que ces mêmes militants accuseront l’auteur de ces lignes, que les soupçons portés à l’encontre de l’élection de Rachel Keke dérangent, d’être encore trop blanc, trop taré, trop plouc.

[4] Voir précisément, Le livre du rire et de l’oubli, Paris, Gallimard, 1985.

[5] Il est peut-être utile au lecteur de savoir qu’en réalité ce n’est pas une mais deux femmes de ménage qui ont été élues au Palais Bourbon : Rachel Keke et Lisette Pollet. La première est une femme noire, l’autre est blanche. La première est originaire d'Abobo en Côte d'Ivoire et 'ancienne gouvernante à l’hôtel Ibis. Elle a été candidate pour NUPES / LFI. La seconde est Lisette Pollet, née à Romorantin, d'une famille d'origine portugaise. En 1991, elle s'est installée dans la Drôme et a travaillé comme femme de ménage pour diverses compagnies : Elior, Sodexo... Elle a été élue députée de la seconde circonscription de la Drôme, pour le Rassemblement national, aux élections législatives de 2022. Question pourtant : pourquoi les médias (à l’exception de quelques chaines de télé ou journaux classés à droite) ont-ils exclusivement parlé de Rachel Keke, laissant dans l’ombre Lisette Pollet ?

[6] Rachel Keke, Raquel Garrido, Danielle Simonnet et Aurélie Trouvé ont réalisé quelques pas de danse devant les médias, notamment la LCP. Voir à ce propos « Assemblée nationale : les Insoumis ont fait leur entrée en dansant » in Linfo.re. https://www.linfo.re/france/politique/assemblee-nationale-les-insoumis-ont-fait-leur-entree-en-dansant

[7] Notamment avec les propos de Mélenchon sur « la police qui tue », repris par Louis Bayard ces jours-ci. Je reviendrai sur ce point dans une tribune à venir.

[8] Guy Debord, La société du spectacle, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1992 [1967], p. 19.

Commentaires

  • Dieu sait que je ne suis ni Woke ni France insoumise (seulement insoumise tout court) et à vous lire je m’interroge car finalement si l’on pense à ce qu’ont fait de la France des énarques, des femmes de ménage seraient peut-être plus à même de réussir. À tout le moins, si elle pouvait donner un bon coup de ménage dans les têtes de nos politiques, nous lui en saurions infiniment gré.

  • La France d'aujourd'hui.
    Enfin une certaine France et un certain parti, toujours le même, le plus crasseux, le plus racialiste, le plus haineux, le plus wokiste, le plus antisémite, bref le plus infâme !

  • ***

  • LFI, loin du Parti communiste des années 60", comme l'écrit l'article. C'est très exactement cela. On demandait à la gauche du social, de l'ouvriérisme, du salarial, elle nous donne surtout à manger du sociétal. Cela dit, et je parle en connaissance de cause, ce n'est pas mieux dans une frange de la droite radicale catho qui prétend vivre comme à l'époque de saint Thomas d'Aquin, tout en sévissant sur YouTube et en se gavant de technologies... Bah, c'est triste.

  • Et dire que cette dame,dont le parcours professionnel est certes honorable,se retrouve maintenant associée de par ses convictions ( enfin c'est ce qu'elle dit), avec le parti politique de Dominique Strauss Kahn !!!!

  • Heureusement que nous avons des énarques et des Hauts fonctionnaires, même si la formation est appelée à évoluer.
    Mais sans être condescendant ce n'est certainement pas avec des femmes de ménage, des forains et des dealers qu'on a la prétention de développer un pays. Ils n'en possèdent ni la formation, ni l'intelligence et encore moins les compétences.
    C'est juste de la com d'un parti populiste, racialiste et antisémite. Pas plus pas moins.

  • Stéphane SIMEONE Vous avez raison, Monsieur, nous sommes tous chaque jour témoins de l’efficacité de la formation, de l’intelligence et des compétences de ceux qui mènent le monde et régulent nos vies…

  • Ces idées venues des USA ne prendront pas en France.

  • Que D.ieu vous entende.

  • Rachel Keke me semble tout sauf woke. Elle était lepeniste il y a trois ans.

  • La niaiserie, idéologique ou ordinaire, gagne toujours des points.

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