Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

de fargue

  • De la littérature en décomposition. Entretien avec Juan Asensio

    Pour les amoureux de la littérature, nous vivons très certainement aujourd’hui, une ère de grand désenchantement. Juan Asensio s’en fait d’ailleurs l’écho dans son second essai sobrement intitulé La littérature à contre-nuit, qui réunit divers articles qui peuvent être lus à la suite ou séparément (ce sont des billets tirés de son blog, et inscrits dans une problématique visant à questionner le sens de la littérature et de sa déperdition contemporaine). Leur difficulté d’accès, due souvent à un style un peu trop ampoulé, peut d'ailleurs donner le ton à un ouvrage critique, qui a la haute prétention de revisiter une littérature ayant de l’estomac, (sachant que cette littérature semble bien morte depuis déjà la fin du siècle dernier). Ce qui m'a intéressé dans cette étude, c'est moins le ton que la visée : s’élever au-delà de la production actuelle, celle des Foenikos, Darrieussecq, Angot, Millet, Gavalda, Ndiaye et consorts. Pour un petit cercle très confidentiel de lettrés, vouant Juan Asensio au pinacle, le blogueur et critique littéraire serait passé maître dans l’art et la manière de décortiquer le texte littéraire. Si Juan Asensio s'est rêvé en Léon Daudet ou Léon Bloy au XXIe siècle, il semble que, ni la force de la pensée ni la puissance du verbe, ou même la force d'âme, ne soient véritablement au rendez-vous. Néanmoins, ses articles, comme ses billets montrent la voie : pour se revendiquer de la littérature, on doit adopter plusieurs niveaux de langue, plusieurs voies d’écriture et une polyphonie quêtée. Lorsqu'on lit ses textes, il est évidemment impossible de dire que l’auteur fait la part belle au lecteur, même si la difficulté de lecture est surtout due, selon moi, à un langage alambiqué, plutôt qu'à une réflexion de fond complexe et profonde... Il s’agit pourtant de s’accrocher très fort pour poursuivre, s’aventurer en ces territoires foisonnants, ces chemins ombrageux qui vous perdent à la moindre distraction. Je connais Juan Asensio, grâce à son blog, Stalker, et quelques recensions dans la Presse littéraire. Joseph Vebret, notre rédacteur en chef commun, m'a demandé de lui écrire une recension de l'essai du blogueur et critique littéraire, et de lui proposer un entretien, que nous avons réalisé avec Juan Asensio par mail. Même si je n'ai pas spécialement accroché à son livre, paru en 2005, j'ai accepté ce travail, car je crois qu'un bilan s'impose. C'est ce que je me suis appliqué à faire ici, entre ma recension et cet entretien, que j'ai réunis dans ce billet, par commodité pour le lecteur. Ils sont désormais en accès libre dans l'Ouvroir

    Lire la suite