Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jean tallez

  • Le langage du réel ou de la tautologie selon Clément Rosset

    Clément Rosset a été mon maître et mon professeur à l'Université de Nice Sophia-Antipolis. Pour la petite anecdote, je connaissais ce philosophe du réel depuis une émission de Michel Polac, en 1985, qui l'opposait à son plus farouche contradicteur, qui n'était autre qu'André Comte-Sponville. C'est alors qu'au lycée, j'ai commencé à feuilleter très timidement ses essais philosophiques, notamment Le Réel, traité de l'idiotie et, bien évidemment, Le Réel et son double. Plus tard, une fois libéré de mes obligations militaires, et alors que j'étais étudiant en deuxième année de droit, un ami me révéla que Clément Rosset enseignait à la fac de philo de Nice. N'en croyant pas mes oreilles, je quittai après les examens, des études juridiques qui m'ennuyaient à mourir, et m'inscrivis à l'Université des lettres, pour suivre son enseignement. Si toutefois, je me suis retrouvé, au cours de mes études, plus platonicien et stoïcien que schopenhauerien et nietzschéen, et que la philosophie de Cioran me laissait totalement froid, car le tragique, je l'admets dans ma vie, mais n'en fais pas une fin en soi, lorsque j'ai reçu des éditions de Minuit L'école du réel, son nouvel essai, je n'ai pas résisté à écrire une longue contribution à cette philosophie, certes petite, au regard des cathédrales kantiennes et hégéliennes allemandes, ou grecques, mais toutefois significatives. Quoi que l'on puisse en dire, on reviendra toujours à cette magique philosophie du réel sans double de Clément Rosset. Cet état des lieux, très personnel, est paru dans le numéro 12 des Carnets de la Philosophie, en juillet 2010. Il est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.

    Lire la suite