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autofiction

  • Emmanuel Carrère, Yoga : confession d’un ego hypertrophié

    Yoga, d’Emmanuel Carrère, c'est le roman de la rentrée 2020, promu à un bel avenir, avant que l’ex-femme de l’auteur ne vienne « casser l’ambiance » en livrant des confidences en défaveur du romancier dans un magazine people. Si je me suis intéressé à ce récit, c'est moins parce que j'apprécie l'oeuvre de l'auteur, en général, mais parce que la littérature people, - avec la sortie en parallèle du premier roman de Raphaël Enthoven -, ça fait vendre, ça fait parler et ça fait couler beaucoup d'encre... Cette chronique est parue dans la revue en ligne Boojum. Elle est désormais en accès libre dans l'Ouvroir

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  • Vive Navarre !

    C'est son nouvel éditeur, qui m'a convié à une soirée spécialement consacrée à cet écrivain "hors-normes", à l'Hôtel de ville de Paris. Organisée par l'Association des amis d'Yves Navarre, j'ai eu le plaisir de recevoir ce premier tome des œuvres complètes de l'écrivain. Heureux d'assister à cette soirée, c'est avec une vive délectation que je me suis plongé dans cet ouvrage, redécouvrant avec joie des textes d'Yves Navarre, lus très jeune, et écrits dans les années 70, par cet auteur beaucoup trop oublié à mon goût aujourd'hui. Cette publication qui n’aurait d'ailleurs pas été possible, sans le courage de l’éditeur Henri Dhellemmes, ni sans son audace et sa ténacité, puisque cette noble ambition doit normalement le mener sur de nombreuses années afin de réussir cette entreprise gigantesque mais salutaire pour la littérature et pour l’édition, ainsi que pour l’auteur, injustement enfermé dans l’enfer des bibliothèques depuis bien trop longtemps. Cette recension est d'abord parue dans la revue en ligne Boojum ; elle est désormais en accès libre dans l'Ouvroir

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  • À table avec Maryline Desbiolles

    Écrivain et poète de l’arrière-pays niçois, je connais les romans et recueils de poésie de Maryline Desbiolles, et également l'auteur personnellement depuis au moins vingt ans. Elle fut d'abord mon professeur de lettres au lycée, avant de publier sans aucun fracas un premier roman Une femme de rien (Mazarine, 1987) qui m'avait impressionné et marqué, alors que je n'étais encore qu'un lycéen. Il aura toutefois fallu attendre un peu plus de dix ans, et la parution de son roman La Seiche (Seuil, 1998) avant de voir cette oeuvre connaître un succès modeste mais encourageant sur la scène de la littérature française. Depuis, Maryline Desbiolles publie à une belle cadence, au moins un roman par an, et tous prennent place dans la région du sud-est, épousant ses couleurs et ses senteurs d’une terre baignée de la lumière du soleil, du ciel bleu azur, et de la mer méditerranée. Depuis son subtil roman La seiche ( Seuil, 1998) ses récits se font à partir de souvenirs, d’images de la mémoire qui s’imbriquent, se superposent, comme autant de variations. Maryline Desbiolles est l’écrivain de l’errance, des déambulations de la mémoire, la voyageuse au long cours des moments éphémères, fugaces, discrets, se faufilant entre les personnages qui peuplent sa vie, hommes, femmes, artistes, grands-parents, les occasions sont nombreuses de saisir les instants les plus fugitifs qui donnent soudain, sous sa plume, du sens à la vie.

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