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Depuis leur création, les éditions Les Moutons Electriques font montre d’un soin tout particulier apportée aux ouvrages qu’ils publient au compte goutte. Dans la même veine, pari lancé, le tout premier roman signé par un jeune auteur déjà prometteur, ne déçoit pas. Avec un talent certain, Laurent Queyssi signe ces jours-ci, un roman déjanté qui, c’est sûr, ravira les fans de romans de SF cocasses et caustiques. On vous le garantie ! Cette chronique est parue dans Galaxies, n°42, de Printemps 2007.
Il nous reste deux écrivains capables à décrypter avec intelligence la « postmodernité » : Michel Houellebecq et Maurice G. Dantec. Ces deux-là, armés de leur talent respectif, et de leur vision décalée jetée sur notre époque en forme de « fin de l’histoire », diffusent leurs idées à travers de sombres et lumineux romans. En philosophie, il nous reste également un grand penseur de la « postmodernité » : celui-ci nous vient de l’Est, et répond au nom de Slavoj Žižek. Jusqu’au dernier ouvrage de ce psychanalyste et philosophe, c’est dans l’ignorance quasi-totale des Français, que la Slovénie abritait l’un des intellectuels les plus repris dans le monde, et déjà culte en Europe de l’Est et aux États-Unis. Mais aujourd’hui, depuis la parution de son dernier essai chez Flammarion, c’est chose réparée. Cette recension est parue dans La Presse Littéraire, numéro 6, de mai 2006. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Quoi de plus normal, dans une société de la surconsommation, qu’un livre sur le désir ? Mais tâchons de préciser. De quel désir parle-t-on ? Bien entendu, du seul et unique désir qui préoccupe tout un chacun : le désir sexuel.
Entretien avec Sarah Vajda, pour la Presse Littéraire, l'auteur des deux biographies, une sur Maurice Barrès et une autre sur Jean-Edern Hallier, et d'un nouveau roman, sur l'histoire et sa grande hache, Amnésie. Nous avons mené ensemble un entretien sans concession, sans phare. Sarah Vajda s'y est montrée tantôt un peu agacée, tantôt un brin cynique. Mes questions avaient pour but de la repousser dans ses plus profonds retranchements. Pari réussi. Je vous propose un entretien, zéro filtre... Cet entretien a été réalisé pour la revue La Presse Littéraire, numéro 4, de mars 2006.
Il ne faut pas rater le premier roman d’Anna Moï, paru en 2004 aux éditions Gallimard, et réédité récemment en Folio. Ce livre c'est Riz noir. Voilà un très bel évènement dans le paysage littéraire. Un hymne à la paix et à l’amour entre les hommes et les peuples. Un magnifique portrait d’un paysage enténébré par la guerre, la cruauté et la barbarie…
Depuis son retentissant Boucher, publié aux éditions du Seuil en 1988, Alina Reyes a fait du chemin, et vingt-trois romans, que l'on classe dans le rayon érotique. Je l'ai rencontrée au Salon du Livre de 2008, et nous avons réalisé ensemble un entretien. Alina Reyes est devenue depuis une amie, dont le charme et l'intelligence n'ont jamais été démentis depuis. Lorsqu'elle m'a envoyé son dernier récit, je ne pouvais que le chroniquer pour le Magazine des Livres. On reconnaîtra là, une fois de plus, la marque bien française, des étiquettes si mal collées... Voici ma recension désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
J'avais rencontré Claire Legendre alors qu'elle faisait ses débuts avec un livre qui était une sorte de roman pris dans les modes de son époque, que l'on disait très prometteur, nous étions en 1998. Auteur appartenant à la jeune garde montante, née à Nice en 1979, elle venait donc de faire une entrée remarquée dans la littérature française, avec ce premier roman aux accents de polar américain : Making of[1], que je trouvais assez mauvais pour ma part. Mais l'aura médiatique de cette jeune femme de vingt ans me donnait toutefois envie de continuer. Quelques mois plus tard, elle publia Viande (1999), puis quelques autres textes chez Grasset, et elle fut classée, peut-être un peu trop rapidement, dans la catégorie des jeunes auteurs phares montants. Loin du microcosme parisien cependant, Claire Legendre vivant dans le sud de la France, écrivait et enseignait la sémiologie théâtrale et l'écriture dramatique à l’Université de Nice, tout en terminant une thèse sur le théâtre de Stanislavski. J'avais alors demandé à la rencontrer en 2006, à la sortie de son roman, La méthode Stanislavski, parce que je voulais désormais en savoir un peu plus sur cette jeune écrivain, dont les romans me tombaient tous des mains, mais que j'avais plusieurs fois côtoyée dans des salons littéraires et vue sur un plateau de télé, répondre admirablement à Thierry Ardisson dans une émission qui ne faisait jamais de concession à ses invités. Cet entretien a trouvé une place dans La presse littéraire d'avril 2006, et il est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Chose qu’on ne pourra jamais enlever à la force livresque de Dan Simmons, c’est la production colossale, voire dantesque, de ses cycles, aussi puissants que contrastés. Cette chronique est parue dans Galaxies, n°39, de Printemps 2006. Le voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Avec son roman Grand-Père, Jean-Louis Costes fait une « entrée fracassante » dans le monde des lettres. C’est en tout cas, ce qu’annonce son éditeur, Fayard. Vraie figure de l’underground, Jean-Louis Costes n’en est pas pour autant à son coup d’essai. Notre entretien a été plus qu'étrange. En même temps... J'ai interrogé cet artiste hors-normes, pour la Presse littéraire, le numéro 4, du mois de mars 2006, à la sortie de son roman. Voici désormais le compte-rendu de séance dans l'Ouvroir.
Selon une enquête du CNRS datant de 2004, le taux d’illettrisme chez les jeunes s’élève selon les régions entre dix et vingt pour cent, si l’on s’en tient aux chiffres révélés par Alain Bentolila dans son ouvrage Tout sur l’école paru chez Odile Jacob en 2004. On peut ainsi constater que le phénomène de l’illettrisme n’a malheureusement pas encore été complètement endigué.
L’homme contemporain souffre d’un mal sans précédent : la fatigue d’être soi. Avec le culte moderne de la performance, on assiste à une réelle montée en puissance des valeurs de la concurrence économique et de la compétition sportive dans la société française sommant les individus de se lancer à la conquête de leur identité personnelle et de la réussite sociale. Mais cette conquête s'accompagne inexorablement d'un souci inédit de la souffrance psychique. Souci exemplifié par la mise en scène de soi, ce qui entraîne à terme cette fatigue d'être soi que décrit Alain Ehrenberg dans un ouvrage portant le même titre, qui représente le moment où la médicalisation de la vie apparaît comme le phénomène général qui s'impose tout particulièrement à la psychiatrie.
Pendant que le débat inter-religieux s’essouffle sur un plateau de télé-spectacle, et que les propos de Michel Houellebecq, annonçant avec une certaine justesse à mon sens, que la menace islamiste est en train de s’estomper, soutiennent que le tigre en papier s’écorne et se ramollit, le débat sur la laïcité continue d’être flou. Cet article est paru dans le Journal de la culturen°15en septembre 2005. Il est désormais disponible dans l'Ouvroir.
Depuis la parution en 1988, aux éditions du Seuil, d’un premier roman intitulé Le boucher, Alina Reyes est devenue l’un des plus importants auteurs contemporains de littérature érotique. Très médiatique, elle a publié à ce jour, plus d’une vingtaine d’ouvrages, collectionné les succès et les traductions en de nombreuses langues. Reste qu’Alina Reyes est un écrivain qui s’élève bien au-delà de l’étiquette qu’on lui colle. Auteur de romans érotiques, elle sait tout autant surprendre là où on ne l’attend pas : sexe et politique, avec Poupée anale nationale[1], histoire et littérature avec Nus devant les fantômes[2], culture et société avec La vérité nue[3] etc. Alina Reyes, bien plus que la papesse de la littérature érotique, s’inscrit durablement comme un écrivain à part entière, capable de penser son temps et d’interroger son époque, tout en proposant une œuvre qui remet le sexe déculpabilisé, le plaisir du corps et la joie d’être au centre du débat contemporain. Retour donc sur un écrivain qui colle parfaitement à l'air du temps. J'ai eu la chance de la rencontrer plusieurs fois, pour La Presse littéraire, et nous avons réalisé ensemble un entretien dans une brasserie parisienne, qui est paru en kiosque en mars 2006. Le voici désormais accessible dans l'Ouvroir.
C’est Erik Orsenna qui aurait dit, parait-il, cette superbe phrase : « La diversité est cadeau du monde ». Soit ! Saluons-le pour cette prouesse. Il n’en fait pas tant tous les jours. La diversité, qu’elle soit communautaire ou identitaire, j’y réfléchis souvent. Particulièrement en écoutant les diverses langues qu’utilisent les gens, que ce soit dans la rue, au café ou dans le métro.
Les lettres françaises sont en panne. Parfois, pourtant, le microcosme éditorial produit une petite lumière dans son marasme habituel. C’est le cas du premier roman de Sarah Vajda, qui s’est donné comme mission de dénoncer l’oubli orchestré par la France - durant la drôle de guerre - de ses Juifs qu’elle livra à l’occupant, et qu’elle orchestre encore, très subtilement aujourd’hui. Cette recension est parue dans La Presse littéraire, n°4, de mars 2006, sous le titre : Sarah Vajda, le contre-voyage. Elle est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Doit-on présenter Wes Craven ? Cinéaste culte, sa créature, Freddy, fait déjà partie des personnages de cinéma les plus célèbres. Spécialiste du fantastique gore, Wes Craven est surtout attendu pour ses films « malsains », « monstrueux », « ignobles » qui parfois déchaînent les critiques. C’est pourtant sur un autre terrain qu’on peut aujourd’hui le découvrir. Celui du roman SF. Cette recension est parue dans Boojum. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
A-t-on besoin de présenter Roland C. Wagner ? Depuis sa première offensive intitulée Le Serpent d’angoisse, Prix Rosny Aîné 1987, puis Un ange s’est pendu, ses romans lyriques et sombres, sont autant de cataclysmes, de mondes imaginaires, d’univers hors-normes…
On connaît Francis Berthelot pour ses romans de grande originalité, dont : La ville au fond de l’œil et Rivage des intouchables. Mais ce brillant auteur de SF est également un chercheur en théories littéraires, et c’est sur ce terrain-là qu’on le trouve ici.