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Le roman Soumission, de Michel Houellebecq est un récit crépusculaire et halluciné, le plus sombre de sa carrière, une sorte de roman catastrophe sur fond de suicide européen, et de guerre des mondes. Cette recension est la version courte de mon long article sur son nouveau roman, qui fut un vrai succès de librairie, partout en Europe, demandée par le Grand Genève Magazine, et parue dans le numéro 4, des mois d'avril, mai et juin 2015. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Le journal d’Etty Hillesum est un journal bouleversé, bouleversant, qui laisse à son lecteur une trace sans aucune commune mesure. Laissé inachevé au moment de sa déportation, Olympia Alberti imagine ce qu’Etty aurait pu écrire durant ces quelques mois derrière les barbelés. Cette chronique est parue dans le Grand Genève Magazine,numéro 4, d'avril 2015. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Le roman Soumission de Michel Houellebecq est un récit crépusculaire et halluciné, le plus sombre de sa carrière, une sorte de roman catastrophe sur fond de suicide européen et de guerre des mondes. Cette recension a paru dans le site du Grand Genève Magazine, le 23 février 2015. Elle figure désormais au sommaire de mon livre Galaxie Houellebecq (et autres étoiles) paru aux éditions Ovadia (2024).
Je n'ai pas l'habitude de parler de mes livres ici, puisque ce blog est quasi exclusivement consacré à parler des livres des autres, mais Jacques Aboucaya, que je remercie, écrivain et journaliste, ayant longtemps enseigné les lettres classiques au lycée, consacre à mon livre Seuls. Éloge de la rencontre, qui est paru ces jours-ci, une recension que j'aime beaucoup, et qui lui est très favorable.
On a coutume de dire que Kant avec sa première critique (Critique de la Raison pure) chassa Dieu par la porte pour le faire revenir, dans sa deuxième critique (Critique de la Raison pratique), par la fenêtre. En entreprenant de dénoncer qu’à partir de ces trois grandes Idées de la raison, que sont l’âme, le monde et Dieu, notre pensée s’égarait inévitablement dans des erreurs, Kant développait l’idée que les choses en soi ne pouvaient être connues de l’entendement, mais seulement pensées. Aussi délimitait-il par là le champ du savoir et de la raison, conduisant son entreprise critique à nous inviter à approfondir les apories de la métaphysique traditionnelle, signant par-là sa véritable fin. La tâche incombera à Hegel lui-même, de restaurer la légitimité de la philosophie et de la métaphysique, la portant courageusement sur son dos, afin de redonner à la question de la vérité non seulement un sens, mais une validité philosophique.
Il n’est certes pas difficile de reconnaître dans la littérature de l’écrivain Patrick Chamoiseau, la petite touche créole. Il n’est pas non plus difficile de parler de « révolution esthétique » à son propos, tant elle s’invente à partir du concept de « Créolité » lui-même1. Cette étude est parue dans la Presse Littéraire, numéro 4, de mars 2006. Relu et augmenté en décembre 2009, elle figure dans mon essai, La Part de l'ombre (2010). La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
On retiendra de Claude Lanzmann le prodigieux documentaire Shoah. Ressusciter, dans un film de six heures, l’une des plus grandes tragédies du XXe siècle. Cet homme de la mémoire, dont la force et la patience de revenir sur un passé profondément douloureux fut salué à l'unanimité, voulut prolonger ce travail rétroactif. Assumer l’entreprise de grande ampleur que représente le témoignage puissant qui nous dit notre siècle, bardé de tragédies, d’horreurs, mais également d’un sens indéniable de la liberté. Un livre de mémoires aux confins du XXe siècle. Cet article est paru dans le numéro 28 duMagazine des Livres, en janvier 2011. Le voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Socrate est un homme seul ! Seul devant une plèbe hypnotisée par le discours de ses accusateurs, Mélétos, Anytos et Lycon. Lui, que la Pythie avait déclaré investi d’une mission divine, comparait devant ses juges pour plusieurs chefs d’accusation dont celui d’athéisme. Cette étude est parue dans les Carnets de la philosophie, numéro 16, d'avril 2011. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Alessandro Mercuri est un curieux bonhomme ; un jour rencontré au café de Flore, à Paris, il m'a remis un curieux livre, qu'il va me falloir qualifier le petit livre rouge d'Alessandro Mercuri, tant sa critique en règle de notre société de consommation, si elle n'est pas communiste, et au moins, aussi dure et impartiale qu'aurait pu l'être tout communisme qui se respecte. Cette recension est parue dans leMagazine des Livres, numéro 20, de novembre et décembre 2009. Elle est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Jusqu’ici, nous connaissions Alexandre Jardin pour ses romans d'amours et de liberté à la Feydeau. Alexandre a longtemps été le chouchou de ses dames, dames piquées de littérature ou pas, qui rêvaient d’un gendre idéal, et qui le trouvaient en l’image de ce clown (triste !), à la fois brillant et talentueux, toujours partant néanmoins, pour amuser la « galerie ». Et puis voilà ! À quarante-quatre ans, l’éternel enfant romantique signe la fin de la récré. À quarante-quatre ans, – l’âge où son papa publia son « hymne d’un fils amoureux de son père » –, il l’écrit en toutes lettres : « FINI DE RIRE » ! Le carnet de bord de sa « lente lucidité », dit-il, est celui d’une confession française. Ce carnet de bord est ce désormais « vrai » roman des Jardin. Paru dans le site du Magazine des Livres, en janvier 2012, le voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Qu’est-ce donc que cette époque où, comme cela, on dénonce, on calomnie, on exécute en public au nom de l’honnêteté… de l’Empire du Bien ? Le dernier ouvrage d’Onfray consacré à la figure d’Albert Camus[1] est l’expression même de cette dérive. Un livre nourrit de pulsions de mort… d’un socialisme de ressentiment !! Cela me fait irrémédiablement penser à cette phrase de Cioran : « C’est en vain que l’Occident se cherche une forme d’agonie digne de son passé. » Ça se revendique de Nietzsche ; ça en suit le chemin inverse. Un livre symptomatique de notre époque… Sans compter les prises d'otages dignes des pires commandos armés. Ici, en guest-star, Camus, dont Onfray se revendique sans condition. Aucune mauvaise pensée n’est tolérée chez notre écrivain de la mer Méditerranée… Exit le négatif, le flou, le tortueux ; exit la part d’ombre. Ici, tout est lisse, sans quoi on exécute, avec l’aval des hommes doués d’une morale à la hauteur de leur non-pensée. Les possédés du Bien, les hallucinés de l’uniformité sont aux commandes. Et gare à celui qui ferait un faux pas ! Cet article a été écrit pour le numéro 22 desCarnets de la Philosophie, paru en juin 2012. Le voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Ça doit être un signe des temps ! On ne s’est jamais autant intéressé à la philosophie dans tous les milieux sociaux confondus, et on n’a jamais aussi peu pensé en général. Ah elle est bien loin l’époque où un chanteur de variétés nous racontait que la France n’avait peut-être pas de pétrole mais avait des idées ! À l’ère des combats idéologiques, de la conscience politique, des écoles philosophiques a succédé le strass, les paillettes et la culture de comptoir. De la société du spectacle au zapping et au surf stérile sur Internet, l’esprit libre qu’avait imaginé un philosophe-arpenteur, l’esprit critique cheminant vers la vérité comme l’avait voulu Socrate, a perdu de sa superbe et de sa crédibilité. Entre un BHL hier et son digne successeur Michel Onfray aujourd’hui, la philosophie devient une sorte de prêt-à-penser bobo, bien-pensant, calibré pour les émissions de télévision et leur désir d’assurer du temps de cerveaux disponibles aux publicités pour Coca-Cola ! Cette recension est paru dans Le Magazine des Livres, n°32, d'août-septembre 2011. Elle est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Notre époque est transparente ! Du moins le dit-on. Exit le droit de mentir. Exit les jardins secrets de tout acabit. Exit les charlatans, les faussaires, les imposteurs. Au fond de notre caverne, les mensonges des insensés, les fraudes et mascarades des imposteurs doivent être dénoncées. Nous sommes entrés dans l’ère du mentir-vrai. Bien sûr, il ne s’agirait pas de convoquer le philosophe qui viendrait irrémédiablement désenchanter le peu qu’il nous reste, mais de formuler une demande inique : celle de la confession. Cette recension est parue dans le Magazine des Livres, numéro 33, de Novembre-Décembre 2011. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
On croyait Dieu définitivement « mort ». Et on pensait le christianisme relégué au rang de « sagesse » tranquille. On se disait que la « contre-culture » d’hier avait définitivement enterré ce qui avait longtemps fait office de « culture officielle ». Cette recension est parue dans Le Magazine des livres numéro 31, de juillet 2011. Elle est désormais disponible dans l'Ouvroir.
À l’heure d’Internet, on est nombreux à revenir à la correspondance épistolaire. Nous ne débattrons pas de ce point ici, mais il est vrai que Matzneff, ayant découvert bien malgré lui, le courrier électronique en 2006, trouve dans ce nouveau phénomène, un événement littéraire qu’il entend marquer d’une croix rouge. Cette recension est parue dans leMagazine des livres, numéro 26, d'octobre 2010. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Qui était donc cette « femme massive, tout en noir, sans maquillage, sans mèche affriolante, les cheveux tirés et la robe noire comme une paysanne » ? C’était Zouc. Quatre lettres. Un visage. Une personnalité. Un show. Une stature. Cette recension est parue dans leMagazine des livres, numéro 25, de juillet 2010. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Je ne sais plus à quelle occasion j’ai rencontré PAG. Mais cet homme était un bon vivant et un farceur. Puis j’ai reçu dans ma boite aux lettres son nouvel ouvrage dédicacé de sa main de maître, C’est tous les jours comme ça, que j’ai commencé par feuilleter distraitement. Je ne savais d'ailleurs pas que j'allais faire dans l'instant connaissance avec un « authentique » écrivain. Comment ai-je pu passer à côté durant tant d'années ? Une recension parue dans le Magazine des livres, numéro 21, de décembre 2009, et désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Cette longue étude, m'a été demandée par leMagazine des Livres, pour un dossier sur les journaux intimes des écrivains. Elle est parue dans le numéro 24, du mois de mai-juin 2010. La voici désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
Inimitable Blondin ! Jusque dans sa correspondance la plus simple, la plus courte, on retrouve l’efficacité de son style, ses plus simples jaillissements de la langue. On connait bien sûr l’auteur d’Un signe en hiverpour ses bons mots, son ton souvent léger, la force tragique aussi de ses romans, ses nouvelles, ou de ses scénarios de films. Le voilà maintenant présenté dans sa version d’épistolier. Paru dans le site du Magazine des Livres, en mars 2010, cet article est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.
J'ai lu Duras pour la première fois en 1984, au lendemain de son émission spéciale avec Bernard Pivot, à Apostrophes. Comme nombre de gens, je me suis précipité sur son roman L'Amant, qui allait obtenir le prix Goncourt, et j'ai découvert par la suite une oeuvre puissante et profonde, sans jamais me laisser influencer par les nombreuses critiques à l'époque, qui prétendaient qu'elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. J'ai donc consacré un article à son livre Écrire, ainsi qu'au nombreux entretiens, que l'on trouve dans un DVD publié par les éditions Montparnasse, pour le numéro 22 du Magazine des livres, qui avait été intitulé par la rédaction Écrire, forcément écrire. Je n'ai personnellement pas été convaincu par ce nouveau titre, que je ne trouve pas heureux, et j'ai donc conservé celui que j'avais choisi initialement, à la fois pour sa publication dans le recueil d'articles La Part de l'ombre, paru aux éditions Marie Delarbre, en 2010, mais aussi pour sa réédition dans un spécial Duras, consacré à l'ensemble de son oeuvre, par la revue Instinct Nomade, paru en mai 2021. Cet article est désormais en accès libre dans l'Ouvroir.